Issue. Two of the most important healthcare management topics studied over the past 37 years are hospital consolidation and quality. The specifics of consolidation’s impact on quality are buried in a «black box» of organizational changes that typically follow consolidation. Academic researchers, both inside and outside health care, question the quality benefits. The paper discusses why quality benefits are not often observed. Critical theoretical analysis. Strategy and management theory are ambivalent about consolidation’s impact on quality (i.e., suggest both positive and negative effects). Such ambivalence is evident in a two-stage conceptual model of how consolidation might impact quality. Consolidation is accompanied by strategic initiatives and organizational changes that can involve quality-promoting investments but may also harm quality. Insight/Advance. The paper documents the ambivalent effects of consolidation on quality, which repeatedly manifest themselves in theory, a conceptual model, and several literature reviews. One explanation for the mixed results are methodological issues that hamper model estimation; another explanation is the two-stage conceptual model. In the first stage, hospitals consolidate to pursue organizational changes and strategic goals, some of which may target quality. In the second stage, such changes can exert quality impacts, but not necessarily. Most research focuses on the second stage rather than the first; research on the first is more indirect. Practice implications. Hospital executives and researchers should not assume that consolidation will yield quality improvements. Executives often espouse quality improvement as a goal of consolidation but may or may not invest in quality improvement initiatives. Even when they do, such initiatives may not lead to higher quality.
- Les auteurs échouent à montrer une quelconque tendance à l’amélioration de la qualité après des fusions ou des regroupements d’hôpitaux : leur revue plaide pour une absence d’effet, ou même une détérioration de la qualité. On pourrait de fait imaginer des économies d’échelle, mais on ne les observe que rarement : même l’effet économique des fusions est ambigu et complexe. On devrait pouvoir améliorer l’expérience des équipes en augmentant le volume traité, mais cet effet est rarement isolé : l’accroissement de volume ne se traduit pas forcément par un accroissement du personnel soignant. Au contraire, la concentration hospitalière peut diminuer le stimulus concurrentiel entre hôpitaux voisins qui pousse souvent à la qualité. Il faut accepter également que la « qualité » soit difficile à évaluer concrètement, faute d’indicateurs universellement acceptés et recueillis. Cet article est rédigé dans le contexte particulier des hôpitaux américains, avec un système de santé et de gestion différent de ce que nous connaissons en Europe, même s’il existe une grande parenté dans les arguments avancés par les gestionnaires ici et là-bas. Les auteurs concluent prudemment que l’on ne peut attendre une amélioration de la qualité si elle ne fait pas partie des objectifs de la fusion (par une gestion effective de l’amélioration de la qualité par exemple). Ce qui marche le mieux : réunir des équipes qui sont géographiquement proches, qui se connaissent et ont une expérience heureuse de travail en commun, et où, idéalement, les compétences de gestion, d’amélioration de la qualité et les compétences cliniques reposent sur les mêmes individus ou du moins sont étroitement partagées dans l’équipe.
Burns LR, Benitez A, Sielski M, et al.
Does hospital consolidation promote quality?: Organizational and strategic issues. Health Care Manage Rev. 2026;51(1):2-11. Doi : 10.1097/HMR.0000000000000460.