Le danger des acronymes et des abréviations

Objectives. Effective critical care communication is vital for patient safety, yet the risks of ambiguous abbreviations and acronyms or initialisms in clinical communication remain understudied. This narrative review aims to identify potentially ambiguous abbreviations and acronyms in critical care and evaluate their potential implications for clinical safety and communication quality. From this, educational interventions and standardized protocols could be devised to optimize communication. Methods. PubMed and Embase databases were used to identify studies and reports on the use of abbreviations and acronyms in medical care and references of identified publications were screened. Additionally, the large language model “Chat Generative Pre-Trained Transformer-4omni” was used to generate a list of ambiguous terms used in critical care. Results. We identified 52 ambiguous acronyms and initialisms, and 24 abbreviations used in critical care with multiple meanings, risking critical errors during communication and ward transfers. These ambiguities stem from specialty, context, or institutional differences. The literature discusses optimization of communication in critical care during hand-offs or more complex solutions including auto-expansion software or protocols. Only few studies discussed the dangers of medication errors or misunderstandings due to abbreviation use. Abbreviations contribute to as much as 13% of medication errors. Strategies are proposed to reduce abbreviation-related errors including spelling out terms initially, using closed-loop communication, standardized unit approved lists, regular education, and avoiding jargon. Conclusions. Ambiguous abbreviations and acronyms pose a significant threat to safe and effective communication in critical care. Standardized terminology, education, and clear documentation practices are urgently needed to mitigate these risks and improve patient safety.

  • Les auteurs ont limité leur revue à l’utilisation d’abréviations et d’acronymes dans la littérature de soins intensifs en langue anglaise, mais les mêmes problèmes peuvent être constatés dans toutes les langues et toutes les spécialités (y compris la science de la sécurité) : les mêmes abréviations recouvrent des concepts étrangers les uns aux autres, et ce peut être extrêmement dangereux s’il s’agit par exemple de traitements, d’unités de doses ou de fréquences de prise. Ce sujet est un « serpent de mer » dans la littérature médicale depuis une vingtaine d’années (j’ai retrouvé une revue qui date de 2008, et des rapports de cas depuis 2004), j’imagine que le sujet était plus difficile à cerner du temps des rapports manuscrits et avant la reconnaissance vocale, mais pas nécessairement absent pour autant. Et le problème se complique quand plusieurs langues se heurtent dans le même environnement (PVC : pression veineuse centrale, mais aussi « premature ventricular contraction » ou « peripheral venous catheter »). Cette ambiguïté exige une sérieuse agilité mentale de la part du lecteur qui vit dans un milieu où plusieurs langues sont utilisées, et qui a tendance à adopter les habitudes de la « langue scientifique » qu’il utilise le plus (l’anglais, par exemple). Il vitupère contre la manie qu’ont par exemple les Français, de tout traduire a posteriori dans leur (belle) langue, y compris les acronymes. Et la traduction automatique (même assistée par l’IA) « coince » facilement devant les acronymes et les abréviations qui représentent un risque souvent méconnu dans l’interprétation des rapports et des notes quotidiennes !

Berger S, Grzonka P, Hunziker S, et al.

When shortcuts fall short: The hidden danger of abbreviations in critical care. J Crit Care. 2025;91:155236. Doi : 10.1016/j.jcrc.2025.155236.