Les États-Unis affichent l’un des taux de morbidité maternelle les plus élevés au monde parmi les pays développés, avec environ 35 000 femmes touchées chaque année par des complications graves liées à la grossesse. Face à cette crise, les États-Unis ont fait de l’amélioration de la santé maternelle – y compris la santé mentale – une priorité nationale. La crise est particulièrement marquée chez les femmes noires, les femmes amérindiennes et celles vivant dans les zones rurales, qui présentent les taux les plus élevés de décès et de complications associées à l’accouchement : insuffisance rénale, éclampsie, insuffisance cardiaque, complications anesthésiques, sepsis, anévrismes, entre autres.
Pour relever ces défis urgents, les établissements de santé doivent être en mesure de mesurer les morbidités maternelles et d’utiliser ces données pour la surveillance épidémiologique, l’amélioration de la santé des populations et la recherche. Les départements de santé publique, les organismes d’assurance, les décideurs et d’autres acteurs ont besoin d’informations fiables sur la nature et la fréquence des complications observées.
Dans cette optique, l’Agency for Healthcare Research and Quality (AHRQ) a développé les maternal health indicators (MHI), un nouvel ensemble d’indicateurs de qualité destinés à l’analyse des tendances en matière de morbidité maternelle sévère. Cet outil, issu du programme des indicateurs qualité de l’AHRQ, permet aux autorités sanitaires, financeurs, chercheurs et professionnels de santé de suivre l’évolution des morbidités maternelles, d’élaborer des stratégies d’amélioration de la santé des populations et de mener des études épidémiologiques ou de recherche à partir de données administratives (facturation ou remboursements) – une ressource particulièrement utile pour les structures ne disposant pas d’un accès complet aux données cliniques détaillées.
https://www.ahrq.gov/news/blog/ahrqviews/maternal-health-indicators.html