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Risques & Qualité
Volume II – n°1 Mars 2005
30,00 €
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Expérimentation aquitaine de l’évaluation des pratiques professionnelles dans le cadre de l’accréditation (V2). Préparation de la démarche et sélection des établissements et des thématiques d’évaluation
F. Saillour-Glénisson, V. Daucourt, C. Pourin, J.-L. Quenon, A.-M. de Sarasqueta, H. Chapoulart, G. Duroux, F. Pellet, C. Préel, M.-A. Banos, P. Michel
Résumé > Dans le cadre de la préparation à l’accréditation V2, l’Agence Nationale d’Accréditation et d’Évaluation en santé (Anaes) propose une démarche expérimentale régionale visant à aider les établissements de santé (ES) à développer l’Évaluation des Pratiques Professionnelles (EPP). Le Comité de Coordination de l’Évaluation Clinique et de la Qualité en Aquitaine (Ccecqa) avec l’aide des correspondants régionaux de l’Anaes coordonne cette démarche expérimentale en Aquitaine. Le nombre maximum d’ES participants a été fixé par circulaire à 40. Cet article présente les étapes de la première phase de cette démarche (qui en comporte trois) dont les objectifs étaient de préparer la démarche et de choisir les 40 établissements participants et les thématiques d’évaluation (TE). Les deux phases suivantes concernent l’élaboration des outils d’évaluation puis la mise en œuvre de l’amélioration des pratiques dans les établissements, fondée sur ces outils. Cette préparation s’est articulée autour de deux axes: 1) une stratégie de communication et d’information auprès des instances représentatives régionales, des ES et des réseaux de professionnels; 2) la mise en place d’un soutien stratégique et technique tout au long du processus par le biais de la création d’un groupe de coordination de l’EPP et de groupes de travail composés de praticiens de la région. La sélection des ES et des TE s’est déroulée en quatre étapes en répondant à deux exigences: sélection des ES à partir de celle des TE; choix des TE selon une méthode de consensus impliquant les leaders régionaux, sur critères explicites et objectifs. Le Ccecqa, avec l’aide des correspondants régionaux de l’Anaes, a répondu dans les délais impartis aux objectifs de la phase 1 du projet. Respect de transparence et recherche de légitimité technique de la sélection des ES et des TE ont été les facteurs fondamentaux de son succès.
Hôpital – Agrément – Évaluation Méthodes Santé – France.
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Évaluation des risques professionnels en établissement sanitaire et social : enjeux, principes et mise en œuvre
M. Moulaire
Résumé > Dans le secteur de la santé, les professionnels sont particulièrement exposés aux risques du travail. Des textes réglementaires ont posé l’obligation d’évaluation de ces risques et institué un « document unique » qui doit rassembler les preuves d’une identification globale et exhaustive des dangers pour les travailleurs, et de l’évaluation des risques encourus. La circulaire n° 6 DRT du 18 avril 2002 a apporté des éléments méthodologiques pour l’élaboration de cette démarche. Cet article présente la méthode utilisée au Centre Hospitalier d’Aubenas pour élaborer le document unique. La réalisation d’une cartographie des risques a permis dans un premier temps une vision globale des risques par unité de travail et par famille de risques. L’évaluation d’un niveau de risque résiduel pour chaque situation à risque identifiée a permis ensuite de déterminer des priorités d’action et l’élaboration d’un plan d’amélioration adapté.
Hygiène Professionnelle – Personnel, Hôpital – Évaluation Risques – Législation – Méthode.
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Implantation de l’évaluation des pratiques médicales à l’hôpital : état des lieux dans un Centre Hospitalo-Universitaire
L. Boyer, C. Pascal, J.-C. Peyrin, S. Marin-Pache, P. François
Résumé > L’objectif de ce travail était de recenser les méthodes d’évaluation et d’amélioration des pratiques médicales mises en œuvre dans les services cliniques d’un Centre Hospitalo-Universitaire. Population et Méthodes. Pour recenser ces méthodes, un questionnaire a été administré aux 101 responsables médicaux des 40 structures cliniques. Chaque responsable médical a accepté de décrire les méthodes utilisées au cours d’un entretien semi-directif. Résultats. 93 % des médecins déclaraient utiliser des recommandations de pratiques cliniques. L’évaluation de la conformité des pratiques médicales a été identifiée dans 19 études réalisées lors des deux dernières années, dans 11 structures (27,5 %). Quatre études (10 % des structures) répondaient à la méthode de l’audit clinique. Dix-neuf revues de mortalité-morbidité étaient organisées dans 17 structures (42,5 %). 35 % des revues de mortalité-morbidité existaient depuis plus de 10 ans. 38 % des structures suivaient des indicateurs de résultats mais il s’agissait principalement d’indicateurs ciblés sur une activité très spécifique. Conclusion. Les méthodes formelles d’évaluation restent sous-utilisées. La formation des professionnels de santé, une meilleure diffusion des guides méthodologiques, la plus grande implication des médecins ainsi que la mise en place d’incitations constituent des voies d’amélioration.
Mécanismes Évaluation Soins – Gestion Continue Qualité – Centre Hospitalier Universitaire – Audit Médical – Indicateurs Qualité Santé.
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Nouvelles organisations de gestion des stupéfiants au bloc opératoire
F. Dulbecco, S. Chobriat, C. Schoepff, R. Collomp, D. Destefanis, B. Goubaux, M.-P. Viguié, A.Mousnier, M. Raucoules-Aimé.
Résumé > Au bloc opératoire, la présence constante d’un médecin anesthésiste (MAR) ou d’un infirmier anesthésiste (IADE) étant nécessaire auprès du patient tout au long de l’acte anesthésique, le réapprovisionnement en stupéfiants en cours d’intervention ou entre deux interventions peut être problématique en terme de disponibilité et de localisation des acteurs et être à l’origine de dérives quant à la gestion de ces médicaments. Pour optimiser la gestion des stupéfiants au CHU de Nice, un nouveau mode de délivrance a été proposé. Des dotations qualitativement et quantitativement ajustées ont été mises à disposition dans des coffres sécurisés dans chaque secteur d’activité du bloc. Après plus de deux ans de fonctionnement, les avantages et les inconvénients ont été évalués. La démarche a permis une diminution du risque d’erreur d’administration (moins de références disponibles, …), un moindre délai d’obtention du produit, un gain économique (optimisation du stock), une traçabilité des prescriptions optimisées, un temps de contrôle de la conformité des stocks diminué… Ce nouveau mode de délivrance permet également de mieux respecter la réglementation concernant la prescription nominative.
Stupéfiants – Bloc Opératoire – Système Distribution Médicaments Hôpital – Gestion Sécurité.
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Mise en œuvre d’un tableau de bord d’indicateurs qualité dans un établissement de santé
F. Breysse, J.-L. Muller, C. Caoduro
Résumé > La nécessité de disposer d’éléments de suivi de l’évolution de la démarche d’amélioration continue de la qualité menée au sein d’un établissement de santé privé a conduit à l’élaboration d’un tableau de bord d’indicateurs qualité. Cet article décrit la démarche pragmatique et multidisciplinaire utilisée pour l’élaboration de ce tableau de bord. L’objectif était de disposer d’un outil concis et clair contribuant à entretenir la dynamique qualité et attestant des actions mises en œuvre et des progrès accomplis et à développer. Les indicateurs retenus s’inscrivent dans cinq domaines : l’évaluation de la satisfaction des personnes soignées, la lutte contre la douleur, la gestion du risque infectieux, l’évaluation des pratiques professionnelles et la gestion des ressources humaines. Dans un premier temps, la diffusion du tableau de bord est limitée à l’ensemble des acteurs internes mais son évolution devra permettre une communication externe, afin de renforcer la politique de transparence vis-à-vis des consommateurs de soins.
Indicateurs Qualité Santé – Collecte Données – Hôpital – Mécanismes Evaluation Soins – Satisfaction Consommateur.
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Lettre à la rédaction - Création d’une fédération des vigilances cliniques dans un centre hospitalier général
V. Gay, C. Chuniaud-Louche, A. Mangier, G. Manquat, G. Rabatel
Résumé > En mars 2004, au centre hospitalier général de Chambéry, une fédération de quatre vigilances sanitaires (hémovigilance, infectiovigilance, matériovigilance et pharmacovigilance) a été créée à l’initiative de leurs responsables respectifs. Ses missions sont la mise en commun des méthodologies de travail, la simplification des outils destinés aux soignants, la formation des personnels à l’obligation de signalement et de déclaration, l’exploitation des dysfonctionnements et l’élaboration des mesures correctives. Le comité de gestion, composé des quatre responsables de vigilances assure le fonctionnement de la fédération. Un comité de pilotage associant les directions est chargé de favoriser l’action de la fédération au sein du centre hospitalier, dans le cadre de la promotion de la gestion des risques sanitaires. Des outils ont été créés : une fiche de signalement commune simplificatrice, un organigramme rappelant les modalités de déclaration ainsi qu’une fiche d’accusé de réception adressée à toute personne envoyant un signalement. Un site intranet dédié a été ouvert depuis août 2004. Un logiciel de signalement des incidents et de gestion des alertes devra être choisi. Il faudra également décider du positionnement de la fédération des vigilances par rapport à la cellule de gestion des risques.
Hôpital Général -– Evénement Indésirable – Gestion Risques – Collecte des données.
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Leçons pour la sécurité des soins Tirer des leçons des expériences du passé
J.-L. Quenon, P. Michel, A.-M. de Sarasqueta
Résumé > Le retour d’expérience est un dispositif essentiel de la gestion des risques. Une rubrique régulière de Risques & Qualité lui sera désormais consacrée. Il s’agit d’une démarche à la fois individuelle et collective, où chaque professionnel est invité à faire partager ses expériences et à bénéficier de celles des autres acteurs. Les leçons tirées des expériences du passé, en particulier des accidents les plus graves comme celles issues de l’analyse du naufrage du Titanic sont riches d’enseignement pour éviter la répétition d’accidents et renforcer le niveau de sécurité des systèmes concernés.
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Risques & Qualité
Volume II – n°2 Juin 2005
30,00 €
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Qualité et sécurité au quotidien au bloc opératoire
M. Sfez, G. Bazin
Résumé > Faire entrer la qualité et la sécurité dans le quotidien des blocs opératoires nécessite une évolution des mentalités et des pratiques. Les procédures d’accréditation ont certainement agi sur les mentalités en valorisant la procédure écrite. Celle-ci n’empêche pas les migrations de pratiques hâtées par l’augmentation de la productivité et la nécessaire continuité du service dans un univers en perpétuelle mutation. Construire une culture pérenne de la qualité et de la sécurité effectives nécessite de combiner plusieurs approches. La coercition et l’encadrement réglementaire ont sûrement amélioré la sécurité au bloc opératoire avec des disparités entre les disciplines. Elle n’empêche pas les comportements de contournement, au mieux limités par un partage des représentations de la qualité et de la sécurité des soins. Cela nécessite du temps et un effort soutenu de formation transdisciplinaire, rare en formation initiale comme en formation continue. La perspective de l’articulation de ces approches avec les démarches d’évaluation des pratiques professionnelles et de l’accréditation des médecins laisse espérer de nouveaux gains de sécurité si l’écueil du formalisme est évité.
Bloc Opératoire – Obstétrique – Hôpital – Qualité Soins – Sécurité – Gestion Risques – Formation Professionnelle.
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Approfondir la coopération inter-métiers pour améliorer la sécurité obstétricale
L. Kloetzer, M.-A. Morales, O. Irion, J. Pariès
Résumé > L’apprentissage organisationnel centré sur la sécurité, issu de l’aviation, peut être transposé au milieu hospitalier. L’expérience « Ensemble », développée au sein du service d’obstétrique des Hôpitaux Universitaires de Genève, a consisté à organiser un espace de réflexion collective orienté sur la sécurité des patients, mamans et nouveau-nés, où l’on puisse « parler métier » et débattre des difficultés que le travail pose à chacun et à tous. Des séminaires inter-métiers de deux jours, orientés sur la sécurité, ont été mis en place pour des groupes d’une douzaine de participants, l’animation ayant été assurée par deux de leurs pairs. Ces séminaires s’appuyaient sur un contenu pédagogique alimenté par des résultats scientifiques pour atteindre l’objectif d’amélioration collective de la sécurité. La confrontation des préoccupations des trois services cliniques parties prenantes de l’activité obstétricale a amené les participants à traduire en termes concrets des problèmes susceptibles de mettre en jeu la sécurité des parturientes et des nouveau-nés. La mise en place de 20 séminaires a permis d’identifier 96 problématiques, quatorze ayant été résolues à ce jour.
Accouchement – Hôpital – Gestion Sécurité – Méthode.
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Fonctionnement optimal du bloc opératoire du futur : indicateurs et bonnes pratiques
G. Adda
Résumé > Sous l’influence de facteurs économiques, la restructuration des blocs opératoires fait apparaître de nombreux dysfonctionnements. Afin de les réduire, d’augmenter l’efficience et la sécurité, la combinaison d’une architecture innovante et de modalités précises d’organisation a été développée ces dernières années. Le cloisonnement architectural est remplacé par une nouvelle façon de travailler. La planification, la réservation des ressources, notamment des plus rares et la programmation à huit jours, réajustée par une seule personne autorisée, permettent que l’essentiel des interventions non urgentes soient connues de tous au plus tard la veille de leur réalisation. Couplées au respect des horaires et à une régulation en temps réel par une personne dédiée, ces mesures permettent d’utiliser au mieux les ressources. Il en découle de meilleures conditions de travail, favorisant des soins de qualité avec un niveau de sécurité accru. L’informatisation du recueil des données d’utilisation du bloc permet un réajustement fin des modalités de programmation.
Bloc Opératoire – Plan pour Améliorer Efficacité et Productivité – Techniques Planification – Architecture – Affectation Personnel et Organisation Temps Travail – Efficacité Fonctionnement – Qualité Soins – Indicateurs Qualité Santé.
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Relations structure-activité : l’architecture au service de l’organisation, de la qualité et de la sécurité
C. Bougeard, M. Sfez
Résumé > Les restructurations architecturales de blocs opératoires sont inéluctables en raison des restructurations hospitalières, de l’évolution des pratiques médicales et de l’obligation de sécurité des soins. Elles sont une occasion d’amener les décideurs hospitaliers à repenser l’organisation des blocs opératoires pour les rendre plus sûrs. L’architecture devient alors un élément contributif plutôt qu’une contrainte. Si l’asepsie reste la préoccupation majeure, l’aménagement de l’espace doit prendre également en compte la sécurité anesthésique, la qualité de l’ensemble des procédures, la régulation des flux de personnes, de matériels et d’information. Les aspects techniques de chacun de ces domaines sont conditionnés par la diversité des actes et de leurs modalités de prise en charge. Cela oblige à des décloisonnements de l’espace mais aussi des métiers. La fluidité des échanges et leur régulation deviennent donc des éléments centraux de qualité et de sécurité à laquelle l’architecture n’est qu’une contribution.
Bloc Opératoire – Anesthésie – Architecture – Sécurité – Qualité Soins.
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Vers un suivi en « temps réel » de l’activité du bloc opératoire : impact sur la qualité et la sécurité des soins ?
P. Garnerin
Résumé > Au travers des réalisations en cours aux Hôpitaux Universitaires de Genève, cet article illustre dans quelle mesure l’informatisation du bloc opératoire permet d’accroître les capacités d’évaluation et peut de ce fait, contribuer à l’amélioration de la qualité et de la sécurité des soins. Souvent implantée dans l’espoir d’une meilleure gestion des flux de patients et de gestion des ressources, l’informatisation permet un suivi en temps réel de l’activité. La conception de l’outil informatique doit cependant reposer sur l’analyse préalable des processus. Le dossier d’anesthésie électronique du Service d’anesthésiologie des Hôpitaux Universitaires de Genève a été développé selon ce principe. Il est accessible de l’ensemble des blocs opératoires et est complété en salle d’opération pour chaque anesthésie. Il fournit des informations concernant les activités, incluant des données relatives au patient, aux horaires, aux locaux, aux techniques et équipements anesthésiques ainsi qu’aux résultats de la prise en charge. Ainsi, au-delà de la production périodique de statistiques, il offre les moyens de différencier aisément les causes, communes ou spéciales, à l’origine de la variabilité des processus; il facilite l’évaluation du fonctionnement du bloc opératoire et l’identification des problèmes pouvant avoir un impact sur la qualité et la sécurité des soins.
Système Information Bloc Opératoire – Qualité Soins – Mécanismes Évaluation Soins – Indicateurs Qualité Santé – Gestion Sécurité.
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Améliorer la productivité en anesthésie-réanimation : et si c’était une bonne nouvelle !
O. Fourcade, N. Smail, K. Samii
Résumé > Les contraintes de sécurité et de réduction des coûts de fonctionnement des blocs opératoires posent la question de l’augmentation de la productivité des équipes d’anesthésie-réanimation. Pour être acceptée, elle doit contribuer à de meilleures conditions d’exercice des équipes. Pour cela, il importe d’adapter les locaux, leur ergonomie et les fonctions qui leur sont attribuées. La rationalisation des effectifs et le ratio entre médecins et infirmières doivent être envisagés, notamment à travers une meilleure programmation opératoire, la généralisation du travail en équipes à la fois complémentaires et polyvalentes, une réflexion sur la délégation des tâches et la pertinence du respect pointilleux de la réglementation. L’implication dans les activités de gestion pourrait permettre aux équipes d’anesthésie d’augmenter leur productivité sans détérioration de leurs conditions de travail ni réduction de sécurité pour le patient.
Anesthésie – Bloc Opératoire – Hôpital – Plan pour Améliorer Efficacité et Productivité – Sécurité.
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Mobiliser les acteurs jusqu’où ? Le syndrome d’épuisement professionnel au bloc opératoire
C. Dualé, H. Tahéri, P. Schoeffler
Résumé > Le syndrome d’épuisement professionnel ou « burnout syndrom » est une entité comportementale pour laquelle l’intérêt est récent dans le monde médical. Elle recouvre des réalités différentes sous-tendues par des déterminants d’organisation générale de l’établissement et de l’équipe soignante associés à des facteurs individuels, dont il est difficile de dire s’ils préexistent ou sont induits par les conditions de travail. La capacité individuelle d’adaptation au stress est la composante la plus apparente. Les modalités d’expression du syndrome varient suivant chacun de ces éléments et selon les réponses que les individus et le groupe auquel il appartient peuvent apporter. Les stratégies de réponse peuvent être complémentaires mais combinent presque toujours des axes individuels et des axes institutionnels. Un effort de communication avec les professionnels vulnérables est un axe prioritaire. La connaissance de ce syndrome permet d’en anticiper la survenue et d’en atténuer les conséquences, tant pour les individus qui y sont exposés que pour la sécurité des patients.
Surmenage Professionnel – Département Anesthésie Hôpital – Bloc Opératoire – Stress – Facteur Risque – Personnalité.
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Risques & Qualité
Volume II – n°3 Septembre 2005
30,00 €
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Quels événements indésirables graves dans les établissements de santé publics et privés en France ? Principaux résultats ENEIS
P. Michel, J.-L. Quenon, A. Djihoud, S. Tricaud-Vialle, A.-M. de Sarasqueta, C. Bernet, V. Chaudier-Delage, J. Fabry, M. Lathelize, P. Lombrail, H. Mendizabal, C. Paillé-Ricolleau, L. Pazart, M.-L. Pibar
Résumé > L’étude ENEIS a pour objectifs d’estimer l’incidence des événements indésirables graves liés aux soins (EIG) pris en charge dans les établissements de santé (ES) publics et privés français et d’en connaître la part évitable. Il s’agit d’une étude d’incidence sur une population ouverte de patients hospitalisés et observés pendant 7 jours au maximum. L’échantillon était randomisé, stratifié, avec sondage en grappe à trois degrés (départements, établissements et unités de soins de médecine et de chirurgie). Un infirmier a détecté des événements à l’aide de 17 critères puis un médecin a analysé, avec le médecin en charge des patients et le dossier du patient, le caractère lié aux soins, la gravité et la nature évitable des événements détectés. La fréquence des EIG a été estimée par la proportion des patients admis pour un EIG et la densité d’incidence des EIG pendant l’hospitalisation. L’étude a été menée sur 292 unités tirées au sort dans 71 ES. L’échantillon de séjours était constitué de 8754 patients observés pendant un total de 35234 journées d’hospitalisation. Parmi les 450 EIG, 40 % ont été considérés comme évitables. Pendant le suivi de sept jours, au moins un EIG a été observé dans 66 % des unités de chirurgie et 58 % des unités de médecine. Ils sont survenus surtout chez des patients fragiles, de quatre ans plus âgés que la moyenne. Les EIG ont causé 3,9 % (IC à 95 % [3,3-4,6]) de l’ensemble des séjours. Les deux tiers faisaient suite à une prise en charge en médecine de ville, les autres étant une réadmission consécutive à une prise en charge hospitalière antérieure. Parmi eux, 45 % ont été considérés comme évitables. Les médicaments étaient à l’origine de près de 40 % de ces EIG. La densité d’incidence des EIG survenue au cours de l’hospitalisation était de 6,6 pour 1000 journées d’hospitalisation (IC à 95 % [5,7-7,5]). Parmi eux, 37 % ont été jugés évitables. Les EIG liés à des actes invasifs, et en particulier les interventions chirurgicales, étaient les plus fréquents.
Accidents – Hôpital – Incidence – Etude Evaluation – Qualité Soins – France.
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Le management par la qualité grâce à la certification ISO 9001 version 2000 de deux centres d’examens de santé
E. Courau, L. Le Gac, B. Iragne, A. Brigand, J.-F. Meyer, H. Maisonneuve
Résumé > Une démarche de certification selon la norme ISO 9001 version 2000 a été conduite dans deux Centres d’Examens de Santé (CES) situés à Pau et à St Brieuc. Cet article décrit la méthode utilisée et en évalue les bénéfices pour les organisations et les clients. Méthodes: Les éléments de cette démarche ont été le choix d’une société de conseil spécialisée dans le domaine de la qualité, l’organisation des démarches qualité, la mise à niveau des activités, la formation des personnels, la formalisation des processus, des audits internes, la mise en place d’éléments de preuve (enregistrements), la rédaction du manuel qualité et de procédures, les mesures et améliorations, un audit « blanc », le choix de l’organisme certificateur, l’audit de certification et enfin l’évaluation des démarches et leur suivi. Les coûts et les ressources ont également été évalués. Résultats: La certification a été obtenue le 7 mai 2004 à Pau pour le domaine d’activité « Réalisation de bilan de santé: de l’accueil du patient jusqu’à la communication de la synthèse du bilan au patient et à son médecin » et le 5 juillet 2004 à St Brieuc pour le domaine d’activité « Examen périodique de santé dans son ensemble, y compris les activités du laboratoire et les études de santé publique ». Une cartographie des processus et un manuel qualité ont été rédigés dans les deux CES. Des procédures et instructions de travail ont été formalisées, des indicateurs de performances mis en place. L’ensemble des agents a été et reste associé à la démarche qualité. Conclusion: La démarche de certification a permis d’améliorer le fonctionnement interne et le service rendu aux consultants. Par la répétition des mesures au cours du temps (indicateurs d’activité et satisfaction des consultants), cette amélioration et ses évolutions seront objectivées. L’implication de tous les personnels et une allocation de ressources dédiées ont été indispensables dans cette démarche.
Bilan santé – Agrément – Norme – Gestion Continue Qualité – Méthode.
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Revues de mortalité et de morbidité : une méthode d’amélioration des pratiques professionnelles
P. François
Résumé > Les revues de mortalité et de morbidité consistent à analyser collectivement les cas de patients décédés ou ayant présenté des complications afin de s’interroger sur l’évitabilité de l’événement et d’identifier et corriger les causes qui ont contribué à sa survenue. Développée initialement aux USA comme méthode pédagogique pour la formation initiale et continue des chirurgiens, la revue de mortalité et de morbidité s’est peu à peu imposée comme une méthode d’amélioration des pratiques médicales et de gestion des risques cliniques. Parmi les méthodes d’évaluation de la qualité, la revue de mortalité est une approche par les résultats, reposant sur l’identification et l’analyse d’événements indésirables. Les revues de mortalité et de morbidité devraient trouver une place dans les systèmes de gestion des risques cliniques en complément des dispositifs de déclaration des incidents. Les établissements de santé devraient définir une politique d’implantation de cette méthode dans les secteurs cliniques. L’organisation des revues dans un secteur doit être définie par écrit dans un document qui précise la périodicité et la durée des réunions, les règles de sélection des cas, et les règles de traçabilité et d’archivage des cas examinés.
Mortalité Hôpital – Morbidité – Mécanismes Évaluation Soins – Qualité Soins – Gestion Continue Qualité – Gestion Risques – Hôpital.
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Les dilemmes de l’accréditation à la française
M.-P. Pomey, P. François, A.-P. Contandriopoulos, D. Bertrand
Résumé > L’accréditation, en France, présente cinq spécificités : 1) elle est obligatoire; 2) elle est effectuée par une agence d’État ; 3) les visiteurs ont une obligation de signalement en cas de fait ou de manquement mettant en jeu la sécurité des patients ; 4) le compte-rendu de la visite est envoyé aux autorités administratives sanitaires régionales et un résumé est mis à disposition du public ; et 5) les autorités régionales peuvent utiliser les informations contenues dans le rapport d’accréditation pour moduler les budgets hospitaliers et planifier les activités. Ce contexte d’application soulève des dilemmes. L’accréditation obligatoire peut prêter à confusion et peut s’apparenter à une inspection. La possibilité, pour les autorités de tutelle, d’utiliser les informations contenues dans le rapport d’accréditation à des fins d’allocation de ressources peut entraîner des comportements stratégiques des établissements. Il peut aussi exister une certaine tendance à réduire les démarches qualité dans les établissements au seul exercice de réalisation de l’accréditation et à concentrer les efforts sur la normalisation des pratiques et les questions de sécurité au dépend du développement organisationnel. Malgré ces réserves, l’accréditation apparaît comme une occasion de rencontres et d’échanges entre professionnels en dehors des liens hiérarchiques. Elle suscite une réflexion sur les valeurs, l’organisation et les pratiques. Avec le temps, le processus d’accréditation, appelé maintenant certification, pourrait trouver une voie innovante lui permettant, dans son cadre réglementaire, de trouver des espaces de liberté nécessaire au changement.
Hôpital – Agrément – France – Législation – Norme – Gestion Continue Qualité – Personnel, Hôpital – Leadership.
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Analyse des incidents-accidents liés aux soins au Québec :le modèle Recuperare-Santé
N. de Marcellis-Warin
Résumé > Au Québec, le projet de loi 113 concernant la prestation sécuritaire de services de santé et de services sociaux a été adopté en décembre 2002. Il oblige les professionnels à déclarer tous les incidents et accidents survenus lors de la prestation des soins et les établissements à mettre en place un registre local des incidents et accidents. Dans ce contexte législatif, le Centre Interuniversitaire de Recherche en Analyse des Organisations (CIRANO) a été mandaté par le Ministère de la santé et des services sociaux pour proposer un outil d’analyse des accidents pour aider les établissements du réseau. Dans cet article, nous présentons un modèle d’analyse utilisé dans l’industrie nucléaire que nous avons adapté au système de soins. Ce modèle, appelé Recuperare-Santé, met l’emphase sur la gestion des situations et la récupération. Il aide à reconstruire la chronologie des événements avant et après l’incident-accident, à comprendre les causes et à évaluer la performance dans la phase de récupération en identifiant les délais entre la défaillance/erreur et la détection/identification/intervention. Un outil d’analyse a été développé à partir de ce modèle. Cet outil propose une méthode structurée pour conduire des analyses approfondies dans les établissements (questions à poser lors des entrevues, conseils, formulaire de saisie des résultats de l’analyse). Des études pilotes ont été conduites pour valider l’outil d’analyse dans quatre hôpitaux de Montréal.
Accidents – Prévention Accident – Hôpital – Gestion Risques – Méthode – Collecte Données – Québec.
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Lettre à la rédaction - Coordination locale des vigilances : Mise en place dans un Centre Hospitalier Général
P. Hubert, J. Coutet
Résumé > Ce travail décrit une expérience de mise en place d’une coordination locale des vigilances dans un Centre Hospitalier Général. La création d’une coordination locale avait pour objectifs de garantir le bon fonctionnement des vigilances réglementaires, de renforcer la communication autour des vigilances et d’améliorer les déclarations des événements indésirables liés aux activités de soins. Cette mise en place a nécessité un engagement de la direction, une évaluation initiale de la situation de l’établissement au regard de chaque vigilance, la nomination d’un coordinateur des vigilances ainsi que la définition d’une charte de fonctionnement, d’objectifs opérationnels et d’indicateurs de résultats simples permettant de mesurer l’efficacité du système de vigilance. Notre démarche s’est inscrite à la fois dans une perspective de gestion et de prévention globale des risques dans l’établissement et dans la coordination régionale des vigilances. Les premiers résultats obtenus sont encourageants. Le suivi des indicateurs mis en place nous permettra d’évaluer les actions menées et de faire évoluer la structure pour la rendre plus fonctionnelle en restant conforme aux orientations régionales.
Hôpital Général – Vigilance Produits de Santé – Gestion Risques – Gestion Continue Qualité – Evénement Indésirable – Indicateurs Qualité Santé – Méthode.
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Réintervention chirurgicale au cours d’un même séjour : un indicateur de qualité des soins utilisable ? Étude pilote en chirurgie générale et vasculaire au CHU – Hôpitaux de Rouen
V. Merle, J.-P. Torre, M.-A. Perrier, L. Froment, V. Josset, M.-P. Tavolacci, J. Ladner, J. Watelet, P. Czernichow
Résumé > Les retours imprévus en salle opératoire (RISO) ont été proposés comme indicateurs de qualité des soins dans certains pays développés. L’objectif de notre étude pilote était d’évaluer la faisabilité du recueil en routine de cet indicateur au moyen du PMSI, de confirmer sa validité, et de rechercher les caractéristiques des patients et des interventions associées aux RISO. Méthode : pour trois mois d’activité, les données codées du PMSI ont été comparées à celles du cahier de bloc opératoire (CBO) pour l’identification des réinterventions ; la sensibilité, la spécificité, les valeurs prédictives positive et négative du PMSI ont été calculées, ainsi que la plus petite variation de fréquence des réinterventions repérable par le PMSI et par le CBO ; les caractéristiques des malades et des interventions-index ont été recueillies pour l’année 1997, ainsi que le pronostic (décès, durée de séjour). Une étude cas-témoins a permis d’identifier les facteurs associés de façon indépendante aux RISO après chirurgie vasculaire à l’aide d’une analyse en régression logistique. Résultats : pour 537 séjours chirurgicaux, le CBO retrouvait 18 % de réinterventions ; la sensibilité du codage des réinterventions était de 91 %, la spécificité de 96 %, la valeur prédictive positive de 83 % et la valeur prédictive négative de 98 %. La plus petite variation significative repérable à partir du CBO était de 2,5 % versus 2,9 % avec le PMSI (NS). En 1997, parmi 271 réinterventions, 89 % étaient imprévues, 52 % étaient dues à une complication, elles étaient associées au décès chez 17 % des patients et à une durée médiane de séjour de 47 jours. Le mode d’entrée en urgence, la réalisation de l’intervention en urgence, un score ASA supérieur ou égal à 3, un pontage vasculaire au cours de l’intervention-index, et un délai entre admission et intervention supérieur à 48 heures étaient liés de façon indépendante au risque de réintervention. Conclusion : les retours en salle d’opération sont un indicateur valide des RISO ; celles-ci sont associées à un moins bon pronostic des patients. Notre étude suggère que le recueil en routine de cet indicateur au moyen du PMSI est faisable.
Intervention Chirurgicale – Indicateurs Qualité Santé – Qualité Soins – Collecte Données – Système Information Hôpital – Méthode.
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Leçons pour la sécurité des soins Sécurité transfusionnelle ?
M. Sfez
Résumé > En France, le nombre des accidents transfusionnels par incompatibilité ABO est resté stable malgré une tendance nette à la diminution du nombre d’actes transfusionnels au cours des dix dernières années. Le contrôle ultime au lit du malade, que seuls 30 % des 15 pays de l’Union Européenne ont rendu obligatoire, reste un point fort de cette prévention. Ce choix du système transfusionnel français fait porter l’effort d’amélioration sur les professionnels situés en bout de la chaîne thérapeutique. L’analyse des situations à risques montre les limites de cette approche.
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Risques & Qualité
Volume II – n°4 Décembre 2005
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L’enjeu de la seconde procédure d’accréditation : promouvoir l’évaluation de la qualité du service médical rendu au patient
C. Bruneau, V. Mounic, P. Jourdy, O. Obrecht, P. Burnel
Résumé > La procédure d’accréditation (PA) est généralement reconnue comme un outil essentiel pour aider les établissements à améliorer la qualité et la sécurité des soins, quoique son impact direct n’ait pas été établi dans le cadre d’une recherche scientifique. La préparation de la deuxième PA a été l’occasion de réfléchir aux principaux constats de la première et de prendre en compte les attentes des acteurs de la santé. Lancée en juin 1999, la première PA visait à promouvoir un management ciblé sur la qualité. Le caractère décloisonnant de la démarche, son centrage sur le patient ont été largement reconnus des professionnels. Toutefois la dimension managériale dans les référentiels était peu lisible et l’appropriation par les professionnels médicaux des critères à portée médicale restait faible. La seconde PA, débutée en 2005, s’appuie sur un principe de continuité et de préservation des acquis de la première, notamment le maintien de référentiels transversaux. Elle inclut cependant des logiques de résultat, au détriment de logiques de structures. Cette nouvelle exigence de mesure de la qualité atteinte se traduit par une cotation des critères au lieu d’une cotation de la référence et par la définition de modalités d’appréciation par critères. La seconde PA cherche également à associer plus fortement le patient et l’usager et à impliquer davantage les équipes soignantes, et notamment des médecins, dans des dynamiques d’évaluation. Son ambition est de promouvoir la qualité des soins, par une approche professionnelle incitative et pédagogique. À ce titre, elle doit tenir compte du rythme d’évolution des établissements visités, intégrant avec pragmatisme l’état de développement des concepts de qualité et d’évaluation des pratiques professionnelles en leur sein.
Hôpital – Agrément – Qualité Soins – Evaluation Méthodes Santé – France.
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La revue de pertinence des soins appliquée aux admissions et aux journées d’hospitalisation : vers une méthode d’amélioration continue de la qualité
M.-J. d’Alché-Gautier, M. Erbault, T. Lang, A. Davido, B. Huet, P. Six, C. Soutif, G. Lairy, J.-M. Chabot
Résumé > La revue de pertinence des soins (RPS) appliquée aux admissions et aux journées d’hospitalisation (JH) est une méthode d’amélioration continue de la qualité et sa mise en œuvre fait partie des exigences de la seconde version du manuel d’accréditation (référence 44). L’objectif de cet article est de sensibiliser et d’inciter les professionnels de santé à mettre en place cette méthode dans leur établissement. La RPS appliquée aux admissions et aux JH permet de repérer les admissions ou les journées non pertinentes, de rechercher les causes qui expliquent ces admissions ou ces journées et de mettre en place des plans d’action pour améliorer la prise en charge du patient. Elle s’appuie sur des grilles dites AEPf (Appropriateness Evaluation Protocol version française) dont les critères sont objectifs et indépendants du diagnostic. Lorsqu’une admission ou une JH est non pertinente, les quatre principales causes à explorer sont un problème d’organisation des soins, un problème lié aux structures de relais, un problème lié à la décision médicale, ou un problème lié au patient. Les résultats de cette méthode dans la littérature montre qu’il est possible de réduire le nombre d’admissions et de journées non pertinentes à condition d’inscrire cette méthode dans une démarche qualité permettant aux professionnels de s’engager dans une dynamique d’amélioration de leurs pratiques professionnelles.
Hôpital – Admission Patient – Durée Hospitalisation – Mécanismes Evaluation Soins – Qualité Soins – Gestion Continue Qualité.
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L’expérimentation PATH de comparaison des performances hospitalières en France : résultats des audits d’antibioprophylaxie et de la mesure de la satisfaction du patient hospitalisé
L. Moret, C. Ricolleau-Paillé, N. Surer, S. Delarue, A.-L. Guisset, P. Lombrail et le groupe opérationnel PATH
Résumé > Objectifs: Un programme européen de comparaison de performances (PATH) entre 8 pays, initié par le bureau de Barcelone de l’OMS-Europe, a été lancé en France en avril 2004. Basé sur un modèle conceptuel de mesure de la performance hospitalière, la phase expérimentale visait à tester la faisabilité du recueil d’une vingtaine d’indicateurs (IND). Méthodes: Le projet a été décliné au sein de 13 établissements volontaires (5 CHU, 4 CH et 4 établissements privés), en 4 phases: adaptation des IND fournis par l’OMS au contexte français, formalisation des cahiers des charges, recueil des données coordonné par les correspondants locaux (3 mois) puis centralisation et analyse par les membres du groupe projet. La restitution des résultats s’est déroulée au cours de séminaires, puis sur chacun des sites selon des modalités variables. Résultats: Des écarts entre centres ont été constatés, variables selon les IND. Pour l’IND « antibioprophylaxie », une surconsommation ou une sous-consommation d’antibiotiques était observée dans plusieurs centres. Un autre IND concernait la mesure de la satisfaction du patient hospitalisé; des écarts existaient entre établissements, notamment pour la satisfaction vis-à-vis des relations avec l’équipe. Conclusion: Les discussions entre acteurs ont permis d’initier des échanges d’expériences ainsi que des comparaisons de pratiques et d’organisation interne. L’étape ultérieure va être d’évaluer l’impact de la mesure dans chaque centre et la capacité des établissements à mettre en œuvre une dynamique d’amélioration et de changement pérenne.
Hôpital – Qualité Soins – Mécanisme Évaluation Soins – Indicateurs Qualité Santé – Banc Mesure Performances – Prophylaxie Antibiotique – Malade Hospitalisé – Satisfaction Consommateur – France.
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Application de la démarche qualité à un programme de chirurgie de l’obésité
Résumé > L’obésité morbide représente un problème de santé publique majeur. Sa prise en charge chirurgicale doit être intégrée dans un processus multidimensionnel et coordonné. Une démarche qualité est d’autant plus indispensable que le processus est complexe. La chirurgie de l’obésité ou chirurgie bariatrique est pratiquée au centre hospitalier de Vitry le François depuis 1997. Mise en place de façon empirique, la prise en charge des patients a été continuellement adaptée à la réglementation, aux données de la science, aux besoins des patients et des intervenants. Elle comprend une évaluation multidisciplinaire des patients en pré et en post-opératoire. Sous l’impulsion de l’accréditation (passage des experts visiteurs en septembre 2003), un programme d’amélioration de la qualité y a été adjoint. La démarche a permis une conceptualisation du programme (les étapes successives du processus sont intégrées dans trois segments chronologiques), une meilleure coordination et compréhension du rôle des divers acteurs impliqués dans la prise en charge, des actions correctrices ciblées et rapides (modifications de certains protocoles, achat de matériel spécifique, actions au niveau de l’administration et actions sur le personnel). L’application de la démarche qualité au programme de chirurgie bariatrique a formalisé une prise en charge existante et a permis une évaluation et une amélioration continues des pratiques.
Obésité - Obésité Grave - Chirurgie - Assurance Qualité, Soins.
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Hémovigilance : d’une vigilance centrée sur un produit de santé vers une vigilance des pratiques
M.-P. Herrera, I. Roger, M. Puntous, F. Merceron, P. Fialon
Résumé > L’hémovigilance est un système spécifique et organisé de surveillance et d’alerte dédié à l’ensemble des activités transfusionnelles. Au centre hospitalier universitaire de Bordeaux, la mise en place réglementaire d’un dispositif de signalement des effets indésirables liés à l’administration d’un produit sanguin labile s’est étendue à tous les événements indésirables consécutifs à des défaillances du processus transfusionnel. L’analyse de 111 événements indésirables, causés par des écarts de pratiques ou des manquements à l’organisation, identifie quatre catégories de risques parmi les plus critiques: les rejets d’examens immuno-hématologiques, les retards de prise en charge transfusionnelle, les discordances de groupe sanguin et les transfusions inappropriées. L’étape d’identification des patients constitue la principale zone de vulnérabilité. Les actions d’amélioration portent sur la diffusion de procédures spécifiques et la formation des professionnels.
Transfusion Sanguine – Vigilance Produits de Santé – Gestion Risques – Hôpital.
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Lettre à la rédaction - Stratégie d’amélioration de l’identification des patients à l’admission au Groupe Hospitalier du Havre
J.-P. Torre, M.-A. Perrier, L. Froment, V. Josset, M.-P. Tavolacci, J. Ladner, J. Watelet, A. Damais-Cepitelli, F. Sayaret, G. Dumesnil, B. Prieur, C. Gripois, D. Barraud, L.-C. Le Gueult, P. Teterel et l
Résumé > L’identification du patient est un élément fondamental de la sécurité transfusionnelle. Les modalités d’identification sont clairement établies dans les procédures transfusionnelles et bien connues du personnel soignant. Cependant, des erreurs concernant l’identité établie à l’admission sont fréquemment relevées sur les étiquettes d’identification des patients: erreurs d’orthographe du nom ou du prénom, erreurs de date de naissance, absence de nom de jeune fille, inversion du nom et du prénom, attribution d’un dossier informatique erroné en cas d’homonymie. Au Groupe Hospitalier du Havre, dans un premier temps, des réunions de sensibilisation des services d’accueil ont été organisées par l’unité d’hémovigilance. Le groupe des infirmiers référents en transfusion a ensuite rédigé un protocole en quatre points: éléments indispensables à relever pour établir l’identité, documents utilisables pour vérification, précautions pour éviter les erreurs, conditions des modifications d’identité. Ce protocole a été très largement diffusé et s’est accompagné de nouvelles réunions d’information auprès du service d’accueil, des secrétariats et des services de soins. Pour toute modification de l’identité dans le dossier informatisé, une fiche est à remplir par le service d’accueil. Le relevé de ces fiches permet une évaluation régulière, et de plus en plus exhaustive, des corrections d’erreurs effectuées et des difficultés rencontrées.
Transfusion Sanguine – Système Patient Identification – Dossier Médical Informatisé – Gestion Sécurité – Gestion Risques – Hôpital.
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Leçons pour la sécurité des soins Une erreur de médication liée à une mauvaise technique d’administration. Une élève infirmière en grande difficulté
M.-J. Darmon, R. Collomp, F. Herrou, N. Rivot, J. Santini, J.-F. Quaranta
Résumé > L’enquête ENEIS réalisée en 2004 dans plusieurs établissements de santé français a souligné que les médicaments étaient à l’origine de près de 28 % des événements iatrogènes graves observés au décours de prises en charge hospitalières (40 % pour les événements causes d’hospitalisation et 19,5 % pour les événements survenus pendant l’hospitalisation), confirmant les résultats de l’étude pilote menée en Aquitaine. Le circuit du médicament bien que très réglementé fait partie des processus à risque dans tout établissement de santé. La multiplicité des acteurs et des lieux, les modalités de prescription, de dispensation et d’administration nécessitent de la part des professionnels une vigilance accrue pour que le médicament prescrit soit administré au bon malade et au bon moment. Des points critiques se situent au niveau de toutes les étapes du circuit du médicament, et seules des démarches d’analyse a priori et a posteriori peuvent permettre aux professionnels de sécuriser cet acte pluriquotidien qu’est l’administration d’un traitement sous quelque forme qu’elle soit. Des travaux se sont fait l’écho des risques liés à ce processus à risque que représente le circuit du médicament. Dans le cadre du développement de sa gestion des risques liés aux soins, l’établissement X a mis en place un dispositif de signalement des événements indésirables (EI) depuis 2000. Les déclarations d’EI graves sont suivies d’une analyse approfondie des causes de l’événement. L’enquête est réalisée par une équipe pluridisciplinaire (médecins, pharmaciens, cadres de santé) qui élabore un rapport d’enquête et propose des actions d’amélioration aux professionnels concernés.
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