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Risques & Qualité
n°1 - Mars 2004
30,00 €
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Perception et utilisation des résultats d’enquêtes de satisfaction des patients par les professionnels des services cliniques d’un hôpital
P. François, E. Doutre
Résumé > Des enquêtes de satisfaction des patients sont réalisées chaque année au Centre Hospitalo-Universitaire de Grenoble depuis 1998. Les résultats du CHU sont diffusés à tous les agents avec la fiche de paie et les résultats spécifiques de chaque service sont envoyés aux médecins chefs de service ou responsables d’unité fonctionnelle et aux cadres de santé. Objectifs : Une étude a donc été réalisée pour évaluer l’intérêt porté par les professionnels de santé aux résultats de ces enquêtes et leur utilisation dans le cadre des activités d’amélioration de la qualité. Méthodes : L’étude a été réalisée par des entretiens semi-directifs auprès de professionnels de six services cliniques, huit personnes ont été interrogées dans chaque service. Résultats : 96% des sujets avaient une opinion favorable des enquêtes de satisfaction. Les personnels estimaient que le patient est capable de juger certains aspects de la qualité du service rendu. Les résultats spécifiques du service étaient moins bien connus que les résultats du CHU (57% vs 89%). Ces résultats ont fait l’objet d’une discussion formelle dans le service d’après 33% des personnes interrogées. 42% des personnes déclaraient que ces données ont conduit à mettre en œuvre des actions d’amélioration et 61% considéraient qu’elles ont entraîné des modifications de leur comportement vis à vis des patients. Conclusions : Malgré un intérêt déclaré pour les enquêtes de satisfaction, leurs résultats restent sous utilisés par les équipes cliniques.
Malade Hospitalisé - Satisfaction Consommateur - Qualité Soins - Hôpital - Enquête Système de Santé - Mécanismes Evaluation Soins - Personnel Hôpital.
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Forces et faiblesses des palmarès hospitaliers
P. Lombrail
Résumé > La parution des palmarès hospitaliers dans la presse grand public continue de rencontrer un succès certain. Or le souci d’une plus grande transparence de fonctionnement du système de soins véhicule encore des attentes excessives quant à la connaissance de « résultats » dont on connaît les limites de longue date. La principale force des palmarès semble liée à leur formidable pouvoir d’interpellation même si on peut regretter qu’ils ne considèrent implicitement qu’une seule dimension ou presque, la qualité clinique des soins, en disposant de données limitées, donnant donc une image réductrice et faussée de la réalité. Par ailleurs, dans la crise de financement actuelle, il est difficile de s’intéresser à l’efficacité clinique indépendamment du bon usage des ressources. Si mesurer l’efficience est une entreprise périlleuse (quels résultats d’efficacité clinique rapporter à quelles dépenses ?), il faut au moins s’intéresser à la productivité, mais là encore, tout classement paraît délicat. Il l’est encore plus si on s’intéresse aux déterminants organisationnels et humains des performances. La notion de performances hospitalières recouvre une réalité complexe : à tout ramener à une note unique, ils masquent l’interdépendance forte des différentes dimensions qu’il faut apprécier dans leur ensemble, mais en essayant de tenir compte de la dynamique de leurs interrelations. Parmi les nombreuses limites des palmarès médiatiques, la plus grave à notre sens est peut-être le principe même du classement. Outre qu’il s’appuie sur un portrait tronqué, il accoutume à une utilisation normative d’informations qui devraient avoir avant tout une visée informative pour le public.
Hôpital - Evaluation Méthodes Santé - Indicateurs Qualité Santé – Journaux
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Culture de sécurité parmi le personnel infirmier de salle de surveillance postinterventionnelle
M. Sfez, G. Le Frapper, D. Safran
Résumé > Connaître le niveau de culture de sécurité parmi les infirmiers de salle de surveillance postinterventionnelle (SSPI) est nécessaire à la gestion des risques. Une étude a donc été menée auprès de quarante infirmiers et infirmières diplômés d’Etat intervenant dans la même SSPI, interrogés par questionnaire. Une visite sur le site et un entretien avec le chef de service et le directeur de la qualité et de la gestion des risques de l’établissement ont également été organisés pour l’obtention d’informations complémentaires. Le taux de réponse au questionnaire a été de 82%. D’après les résultats obtenus, les personnels sont jeunes, peu expérimentés (70% diplômés depuis moins de 5 ans), 55% étant à ce poste depuis moins de 2 ans. Leur formation spécifique est peu importante : formation théorique pour 27% et pratique pour 21%. De ce fait, 88% estiment leurs connaissances insuffisantes. La productivité, plus élevée chez les plus anciens (60% vs 54% ; p< 0,01), est vécue comme un risque fréquent et grave (30%). Il existe un découplage entre perception du risque et comportements de sécurité. Le niveau de culture du risque est faible et inégalement réparti tant entre les personnes qu’entre les items concernés. Un effort important de formation est nécessaire avant de mettre en œuvre un programme de gestion des risques.
Salle Réveil - Hôpital - Personnel infirmier, Hôpital - Gestion Sécurité - Gestion Risques - Evaluation Méthodes Santé - Formation professionnelle.
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Exploitation du registre des plaintes des Hôpitaux de Marseille - Années 2000-2001
H. Mendizabal, P. Vignally, S. Tardieu, S. Gentile, E. Jouve, R. Sambuc
Résumé > La mise en place d’un registre des plaintes dans les établissements de santé est une exigence réglementaire. Cette exigence s’est trouvée renforcée par la démarche d’accréditation et, plus récemment, par la loi n°2002-303 du 4 mars 2002 entérinant les droits du patient en matière d’information et d’indemnisation. Un circuit de centralisation des plaintes a été mis en place depuis le 1er janvier 2000 à l’Assistance Publique-Hôpitaux de Marseille utilisant une fiche standardisée de recueil d’informations. Cet article présente l’analyse sur deux ans de ce recueil de données. À partir de ce premier bilan, des axes d’amélioration sont envisagés pour pérenniser et améliorer le système mis en place (informatisation, coordination avec la gestion des risques) ainsi que pour en faire un outil au service de la qualité.
Malade Hospitalisé - Satisfaction Consommateur - Hôpital - Registre - Droits du patient - Législation – France
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Méthodologie de la gestion des risques en établissement de santé, les limites du concept
J.-F. Quaranta, N. Canivet, M.-J. Darmon, M. Carré, P. Veyres, F. Philip, A. Myx-Staccini, P. Jambou, P. Staccini
Résumé > Le management des risques, quelle que soit l’entreprise, est à la fois une nécessité, un objectif, un état d’esprit (comme la qualité d’ailleurs) et une méthode avec ses principes et ses outils. Le but poursuivi est d’assurer la sécurité des personnes et des biens, de pérenniser les activités et de préserver les ressources et l’environnement. Mais pour être efficace, la mise en œuvre d’une démarche de maîtrise des risques doit prendre en compte le contexte historique de l’établissement, ses objectifs propres et ceux des différents intervenants, ses capacités techniques, humaines et financières, son environnement social, économique et juridique. S’il n’existe pas à l’évidence de solution unique, en revanche le but poursuivi reste le même : rendre durablement plus sûr. Dans cette optique, les cindyniques se sont développées dans le monde industriel et dans les entreprises afin de maîtriser les risques par le développement et l’exploitation d’outils, de méthodes et de techniques propres à évaluer et améliorer la sécurité. Cependant, la complexité opérationnelle du projet nécessite de bien connaître les conditions d’application des méthodes et des outils disponibles.
Gestion Risques - Gestion Sécurité - Qualité Soins - Hôpital - Mécanismes Evaluations Soins - Méthode.
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Une méthode A.I.S.E.E. pour une gestion mesurable du risque incendie
M. Moulaire
Résumé > Le risque incendie est omniprésent en établissement de santé. Pour contribuer à sa maîtrise, une méthode d’évaluation du niveau de sécurité incendie atteint dans un établissement est proposée ici. Une évaluation est d’abord conduite sur la base d’une cotation d’une centaine de critères, classés en six grands principes de sécurité : Avertir, Isoler, Secourir, Evacuer, Eviter, Organiser. La cotation représente le pourcentage de réalisation des critères. Une moyenne pondérée est calculée pour chacun des six principes et représentée graphiquement sur un diagramme en « radar ». L’indicateur graphique ainsi obtenu, l’INCENDIC, permet d’apprécier visuellement le niveau de sécurité, et la juxtaposition de plusieurs graphiques réalisés à intervalles réguliers permet d’apprécier l’évolution de la sécurité incendie. Le tableau de critères proposé sert de trame à un audit. Au-delà, il permet une « cartographie des risques », produit un indicateur de résultat et constitue une ossature de plan directeur de sécurité puisque les secteurs et les points à améliorer sont clairement visualisés. La méthode transposée à d’autres sécurités permettra une progression harmonieuse et coordonnée de la maîtrise des risques dans l’établissement.
Incendie - Hôpital - Gestion Risques - Gestion Sécurité - Evaluation Risque - Méthode - Législation.
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Lettre à la rédaction - Gestionnaire de risques en établissement de santé
M. Sfez, C. Delobel
Résumé > Si la définition de la fonction du gestionnaire de risque se précise, la formation initiale des professionnels qui l’occupent, en France, est variée (cadre de santé, cadre de direction, pharmacien, médecin, ingénieur biomédical, ingénieur en organisation) comme le soulignent les recommandations de la Direction de l’Hospitalisation et de l’Organisation des Soins (à paraître). Or la nécessité de compétence méthodologique et de formation spécifiques est réelle. Pourtant, la liste des métiers du secteur transversal « gestion des risques » ouvrant l’accès à des formations diplômantes grâce à la validation des acquis de l’expérience ne correspond pas aux compétences requises pour cette fonction managériale. Il serait donc nécessaire que la révision, en cours, des métiers dans la fonction publique prenne en compte cette question. Ce n’est qu’à ce prix que la gestion des risques entrera dans le quotidien des établissements de santé et que l’effort correspondant de formation pourra être engagé.
Gestion Risques - Hôpital - Personnel Hôpital - Compétence Professionnelle - Formation professionnelle.
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Lettre à la rédaction - Expérience de la Commission de Coordination Régionale des Vigilances en Midi-Pyrénées (CCREVI) : des vigilances à la gestion
D. Baudrin, M.Bichara, A.Thomas, B. Walraeve
Résumé > La coordination des vigilances est devenue une nécessité ressentie à tous les niveaux du système de santé. En France, cette coordination s’est peu à peu développée dans les établissements de santé et s’est mise en place au niveau de l’AFSSaPS. Au niveau régional, les commissions de coordination des vigilances doivent contribuer au développement d’une véritable culture de gestion du risque sanitaire. L’apport majeur de ces commissions régionales réside dans le relais et l’accompagnement sur le terrain des politiques publiques en matière de sécurité sanitaire. Elles doivent permettre de développer le partenariat et la co-responsabilité entre autorités sanitaires et professionnels de santé.
Comité Consultatif - Gestion Risques - Hôpital - Programme Médical Régional.
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Risques & Qualité
n°2 - Juillet 2004
30,00 €
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Lettre à la rédaction - Une expérience de coordination de la gestion des risques sanitaires dans un Centre Hospitalo-Universitaire
Résumé > Les auteurs rapportent leur expérience de mise en place d’un dispositif centralisé et unique de gestion des risques sanitaires dans un centre hospitalo-universitaire. Le système est centré sur un conseil technique qui réunit chaque semaine l’ensemble des gestionnaires de risques pour analyser et suivre les signalements d’incidents. Après une période de test, le processus unique de signalement des incidents a été déployé en 2001 dans tout l’établissement et le dispositif a été consolidé par le regroupement des unités fonctionnelles impliquées dans la gestion de la qualité et des risques (hygiène hospitalière, hémovigilance, toxicovigilance, qualitique et évaluation médicale, gestion des risques) dans un département médical en 2002. Entre 2001 et 2004, le nombre mensuel de signalements d’incidents est passé de 20 à 200 mais l’adhésion des professionnels de santé à la procédure de signalement reste hétérogène selon les services. Les enjeux sont aujourd’hui d’inciter les professionnels à signaler les incidents et d’informatiser la gestion des dossiers d’incidents.
Gestion risques – Événement Indésirable – Centre Hospitalier Universitaire – Prise Décision Institutionnelle – Collecte Données.
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Lettre à la rédaction - Déclarations obligatoires et gestion des risques
Résumé >
L’article L. 1413-14 du code de la santé publique prévoit que « Tout professionnel ou établissement de santé ayant constaté ou suspecté la survenue d’un accident médical, d’une affection iatrogène, d’une infection nosocomiale ou d’un événement indésirable associé à un produit de santé doit en faire la déclaration à l’autorité administrative compétente ». À ce jour, cette autorité n’est pas définie or la désignation d’une autorité unique centralisant les informations sur les événements iatrogènes graves identifiés dans chaque établissement de santé contribuerait à une harmonisation des travaux de l’Agence Nationale d’Accréditation et d’Évaluation en Santé (ANAES) orientés vers la prévention et de ceux d’autres instances telles que les Agences Régionales d’Hospitalisation (ARH) et les Directions Départementales des Affaires sanitaires et sociales (DDASS), contribuant à l’anticipation et à la réactivité précoce face à des signaux faibles annonciateurs de crise. Au niveau des établissements de santé, l’efficacité de ce système passe par l’implication des différents professionnels dans la démarche de signalement des événements indésirables, en développant une réelle culture de partage de l’information et une relation de confiance aussi bien entre professionnels qu’entre professionnels et usagers, pour l’amélioration de la qualité des soins et la réduction des risques.
Gestion Risque – Hôpital – Législation – Affection Iatrogénique – Evénement Indésirable – Infection Hospitalière – Collecte Données.
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Les recommandations pour l’organisation de la gestion des risques en établissements de santé : La démarche de travail et de concertation du ministère chargé de la santé
Anne Farge-Broyart, Claude Rolland
Résumé > En France, les préoccupations de sécurité sanitaire se sont progressivement affirmées dans les textes législatifs et la sécurité sanitaire est devenue une composante majeure de la politique de santé. Le ministère chargé de la santé a donc souhaité proposer aux établissements une démarche et des grands principes de mise en œuvre d’un programme de gestion des risques. Les recommandations publiées en mars 2004 s’inscrivent dans le cadre de la réflexion sur l’amélioration de la qualité et de la sécurité en établissement de santé. Elles développent les aspects opérationnels d’une démarche de gestion des risques en déclinant les différentes étapes de l’élaboration et de la conduite d’un programme de gestion des risques. Ces recommandations s’attachent surtout au management des risques cliniques, des risques techniques et environnementaux dès lors qu’ils mettent en jeu la sécurité des patients, des personnels et la continuité des soins. La mise en place d’un management global et coordonné des risques conforme à ces recommandations exigera de l’ensemble des acteurs hospitaliers d’importants changements: modifications des pratiques, des comportements individuels et collectifs et des modes de décisions et responsabilisation de chaque acteur. Ces changements nécessitent l’acquisition d’une culture commune de vigilance et de sécurité qui s’inscrit dans la durée.
Hôpital – Gestion Risques – Politique Sanitaire – Ligne Directrice – France.
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Gestion des risques et accréditation
V. Mounic, H. Garrigue-Guyonnaud, C. Bruneau, O. Obrecht, P. Burnel, A. Coulomb
Résumé > L’accréditation a pour finalité l’amélioration de la qualité des soins. Une de ses priorités est de favoriser la réduction des risques dans les établissements de santé. La promotion et l’évaluation de la gestion des risques engagées lors de la première procédure d’accréditation, se sont renforcées dans la deuxième procédure d’accréditation en cours de développement. Les évolutions concernent à la fois les modalités de gestion des risques et les exigences sur les thèmes de risque. L’accréditation en France constitue un levier privilégié du développement des démarches et de la culture de gestion des risques. Elle s’inscrit en synergie avec les recommandations établies par la Direction de l’Hospitalisation et de l’Organisation des Soins publiées en mars 2004.
Hôpital – Agrément – Gestion Risques – Qualité Soins – Evaluation Méthodes Santé – France.
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La tarification à l’activité est-elle compatible avec le maintien de la qualité des soins ?
P. Burnel
Résumé > La tarification à l’activité (T2A) repose, sur le plan théorique, sur un modèle dit de la concurrence par comparaison qui a pour objectif premier d’inciter les établissements à accroître leur niveau d’efficience. En dépit des ajustements techniques opérés sur le modèle pour permettre une meilleure prise en compte des cas atypiques et lourds (séjours très longs, passages en réanimation, prescription de médicaments coûteux), des arguments fréquemment avancés mettent en avant le risque de dégradation de la qualité des soins, même s’il convient de ne pas sous-estimer les effets pervers induits par les systèmes de financement auxquels la T2A se substitue. Les risques le plus souvent cités portent sur le raccourcissement excessif des durées de séjour, l’insuffisance des soins délivrés durant le séjour ou au contraire l’excès de soins correspondant à la réalisation d’actes non appropriés. Si les expériences étrangères (principalement américaine) ne permettent pas de mettre en évidence une dégradation de la qualité des soins consécutive à l’introduction de ce mode de financement, il convient néanmoins de prendre en compte ce risque pour la conception de dispositifs correcteurs. À ce titre, les instruments principaux sont constitués par l’information des patients et des pouvoirs publics conjuguée avec le maintien d’une situation de concurrence permettant le libre choix du patient et le renforcement des contrôles opérés de façon plus ciblée par les services de l’État et de l’assurance maladie. En outre, il semble indispensable, comme pour toute réforme majeure, de mettre en place un dispositif d’évaluation.
Organisation Financement – Hôpital – Charges Hôpital – Qualité Soins.
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Signalement sur intranet des événements indésirables : la démarche de l’Assistance Publique Hôpitaux de Paris (AP-HP)
M.-L. Pibarot, A. Mercatello, I. Perré, M Sene-Bourgeois, P. Opolon
Résumé > La multiplication des systèmes de vigilances s’accompagne d’une sous-notification importante des incidents, même graves. Afin de faciliter le recueil des événements indésirables (EI), de respecter le temps de soins et de limiter les coûts de développement, l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) a développé une application informatique – OSIRIS. OSIRIS permettra aux 39 hôpitaux de disposer sur son intranet d’un système volontaire de signalement et de traitement des EI liés aux activités médicales et de soins, à la vie hospitalière et aux relations avec les patients. Au fur et à mesure de leur informatisation, OSIRIS intégrera des interfaces avec les systèmes de vigilances réglementaires et les autres domaines du risque. L’utilisation d’intranet a permis de mettre à disposition des professionnels de santé un système de signalement accessible à tous, sans mot de passe, à menus déroulants. Ce système réactif permet la diffusion en temps réel des signalements à la cellule gestion des risques et aux vigilants, avec affichage possible des coordonnées et des consignes d’urgences. L’accès des vigilants et de l’encadrement à un tableau de bord des signalements qui les concerne favorise leur implication. Avant déploiement dans l’ensemble des hôpitaux, un travail est en cours pour développer une deuxième version d’OSIRIS. L’objectif est triple : 1. améliorer le retour d’information aux signalants, 2. simplifier le travail des vigilants en limitant la re-saisie des données, en intégrant l’impression automatique des fiches de signalement standard CERFA et en favorisant l’élaboration de bases de données d’incidents partagées, 3. développer des outils de suivi des incidents et d’exploitation des données.
Gestion Risques – Hôpital – Evénement Indésirable – Collecte Données – Méthodologies Informatiques.
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Enquête de satisfaction des utilisateurs de la dispensation journalière individuelle et nominative des médicaments
C. Dussart, T. Meunier, C. Beranger, I. Camal, G. Grelaud
Résumé > Dans le cadre de la démarche qualité entreprise au sein du service de pharmacie hospitalière de l’Hôpital d’Instruction des Armées Desgenettes de Lyon, une enquête de satisfaction des utilisateurs (médecins, infirmiers et personnel pharmaceutique) à l’égard du système de dispensation journalière individuelle et nominative des médicaments (DJIN) a été conduite. L’enquête par questionnaire anonyme a été réalisée par un enquêteur externe, au sein des neuf services hospitaliers fonctionnant en mode DJIN. Ainsi, 31 médecins, 26 infirmiers et 10 personnels pharmaceutiques ont été interrogés. Selon les résultats obtenus, la majorité des dimensions sont évaluées de manière satisfaisante (la confiance dans la DJIN, la qualité de l’information pharmaceutique, les délais de livraison dans les services médicaux, la fréquence et la gravité des erreurs de dispensation, l’impact sur la maîtrise des dépenses, l’intérêt pour le patient et l’évaluation de la performance du sujet interrogé); la qualité de présentation est évaluée de manière très satisfaisante et la charge de travail est pour sa part évaluée de manière neutre. Ce dernier résultat s’explique par le fait que les personnels de la pharmacie ressentent une surcharge de travail contrairement aux autres utilisateurs. L’écoute des utilisateurs et la mesure de leur satisfaction permettent de mettre en œuvre une démarche qualité participative.
Pharmacie hôpital – Système Distribution Médicaments Hôpital – Gestion continue qualité – Satisfaction consommateur – Personnel hôpital – Enquête système de santé.
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Hémorragie post-adénoïdectomie : analyse des incidents
I. de Gaudemar, C. Estève, M. Sfez, J. Hamza
Résumé > Suite à l’apparition d’une incidence élevée et inexpliquée d’hémorragies post-adénoïdectomie (5 %), sur une période de six mois, une analyse rétrospective systémique a été réalisée, afin d’en identifier les étiologies. La méthode initiale a été adaptée à l’analyse d’événements itératifs. Méthode: Entre novembre 2002 et avril 2003, cinq enfants ont nécessité une hospitalisation de plus de 12 heures pour hémorragie postopératoire parmi les 106 adénoïdectomies réalisées dans le même temps. L’investigation a visé à reconstituer le déroulement de la procédure normale de programmation de l’acte chirurgicale jusqu’à la sortie du patient, puis à rechercher d’éventuels facteurs étiologiques selon la méthode ALARM et à les classifier selon la méthode des 5 M. Résultats: Cette recherche, complétée par une analyse pluridisciplinaire des causes, a été conduite de façon systématique et a permis d’identifier des facteurs liés aux patients (coagulopathie familiale non détectée), à l’organisation et au matériel (utilisation de curettes à usage unique et défaut d’information relative à la prise d’ibuprofène). Ces résultats ont entraîné une modification organisationnelle et technique dans la prise en charge des enfants.
Adenoïdectomie – Hémorragie Postopératoire – Evénement Indésirable – Causalité – Facteur Risque – Mécanismes Évaluation soins.
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Gestion de la qualité de l’air en environnements maîtrisés : aspects normatifs
A. Guey
Résumé > L’édition en 2003 de la norme NF S 90-351 « Salles propres et environnements maîtrisés apparentés dans les établissements de santé », adaptation de la norme générique ISO 14644, est le premier travail européen réalisé sur les environnements maîtrisés spécifiques aux établissements de santé. Contrairement à la version précédente de cette norme qui ne se préoccupait que des opérations de réception des installations, ce nouveau document décrit et impose une démarche pour concevoir, réaliser, qualifier puis exploiter une installation. Dans ses annexes normatives, et notamment dans l’annexe B, le texte impose des valeurs de performances et de moyens reliés aux résultats d’une analyse de risque des processus mis en œuvre dans l’environnement maîtrisé. Cependant une ambiguïté demeure quant à l’usage du tableau de cette annexe, l’installation doit-elle satisfaire simultanément aux obligations de résultats et aux obligations de moyens? Enfin, il faudra noter que la norme évoque la possibilité d’utiliser des moyens de traitement de l’air différents de la filtration, et confirme la forte dépendance de la performance de l’installation avec le taux de renouvellement de l’air (air neuf et recyclé).
Environnement Contrôlé – Air – Climatisation – Hôpital – Gestion Continue Qualité – Norme.
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Lettre à la rédaction - Une expérience de coordination de la gestion des risques sanitaires dans un Centre Hospitalo-Universitaire
P. François, M.-R. Mallaret, J. Shum, V. Danel, P. Pouzol
Résumé >
Les auteurs rapportent leur expérience de mise en place d’un dispositif centralisé et unique de gestion des risques sanitaires dans un centre hospitalo-universitaire. Le système est centré sur un conseil technique qui réunit chaque semaine l’ensemble des gestionnaires de risques pour analyser et suivre les signalements d’incidents. Après une période de test, le processus unique de signalement des incidents a été déployé en 2001 dans tout l’établissement et le dispositif a été consolidé par le regroupement des unités fonctionnelles impliquées dans la gestion de la qualité et des risques (hygiène hospitalière, hémovigilance, toxicovigilance, qualitique et évaluation médicale, gestion des risques) dans un département médical en 2002. Entre 2001 et 2004, le nombre mensuel de signalements d’incidents est passé de 20 à 200 mais l’adhésion des professionnels de santé à la procédure de signalement reste hétérogène selon les services. Les enjeux sont aujourd’hui d’inciter les professionnels à signaler les incidents et d’informatiser la gestion des dossiers d’incidents.
Gestion risques – Événement Indésirable – Centre Hospitalier Universitaire – Prise Décision Institutionnelle – Collecte Données.
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Lettre à la rédaction - Déclarations obligatoires et gestion des risques
M. Sfez, M.-F. Dumay
Résumé > L’article L. 1413-14 du code de la santé publique prévoit que « Tout professionnel ou établissement de santé ayant constaté ou suspecté la survenue d’un accident médical, d’une affection iatrogène, d’une infection nosocomiale ou d’un événement indésirable associé à un produit de santé doit en faire la déclaration à l’autorité administrative compétente ». À ce jour, cette autorité n’est pas définie or la désignation d’une autorité unique centralisant les informations sur les événements iatrogènes graves identifiés dans chaque établissement de santé contribuerait à une harmonisation des travaux de l’Agence Nationale d’Accréditation et d’Évaluation en Santé (ANAES) orientés vers la prévention et de ceux d’autres instances telles que les Agences Régionales d’Hospitalisation (ARH) et les Directions Départementales des Affaires sanitaires et sociales (DDASS), contribuant à l’anticipation et à la réactivité précoce face à des signaux faibles annonciateurs de crise. Au niveau des établissements de santé, l’efficacité de ce système passe par l’implication des différents professionnels dans la démarche de signalement des événements indésirables, en développant une réelle culture de partage de l’information et une relation de confiance aussi bien entre professionnels qu’entre professionnels et usagers, pour l’amélioration de la qualité des soins et la réduction des risques.
Gestion Risque – Hôpital – Législation – Affection Iatrogénique – Evénement Indésirable – Infection Hospitalière – Collecte Données.
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Risques & Qualité
n°3 - Octobre 2004
30,00 €
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Indicateurs de qualité de la prise en charge : confrontation des données actuelles de la science et de la perception des professionnels concernant la fracture de l’extrémité supérieure du fémurl
V. Merle, L. Moret, V. Josset, S. Graveleau, L. Pidhorz, F. Dujardin, F. Gouin, J. Petit, P. Lombrail, P. Czernichow, et les participants au projet INPEC(H)
Résumé > Cette étude avait pour objectif de comparer les critères de qualité de prise en charge des fractures de l’extrémité supérieure du fémur identifiés par une analyse de la littérature, avec ceux choisis par des groupes multidisciplinaires de professionnels (GMP) de santé d’une part, et par des professionnels de santé interrogés individuellement par questionnaire anonyme, d’autre part. Les facteurs identifiés dans la littérature, par les GMP et par les 142 professionnels individuellement étaient respectivement au nombre de 9, 14 et 74. Seuls le délai opératoire et la prise en charge nutritionnelle étaient identifiés par les trois sources. D’autres critères retrouvés dans la littérature ont aussi été sélectionnés par les GMP, mais pas par les 142 professionnels (lever précoce, kinésithérapie au moins cinq jours par semaine, prévention des récidives par le traitement de l’ostéoporose et la prévention des chutes). En revanche, les GMP avaient proposé des critères non retrouvés dans la littérature (prise en charge de la douleur, escarres, délai de demande de convalescence, globe vésical, qualité des courriers d’hospitalisation), les trois premiers étant également proposés par les professionnels individuellement. L’exploration de trois sources distinctes a donc abouti à des réponses très différentes. Cette discordance peut permettre de comprendre les difficultés rencontrées dans les démarches d’amélioration de la qualité puisque les référentiels établis sur la base de faits démontrés semblent très peu connus des professionnels et éloignés des observations fondées sur leur expérience clinique.
Fracture Col Fémoral – Qualité Soins – Indicateurs Qualité Santé – Evaluation Méthodes Santé – Ligne Directrice.
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Etude et hiérarchisation du risque infectieux nosocomial selon la criticité : nouvelle approche
P. Blondel, C. Brunel
Résumé > Ce travail analyse sur une période de sept ans la surveillance des infections nosocomiales et les actions de maîtrise de risques à leur encontre mises en œuvre dans un centre hospitalier général. Cette analyse a été effectuée selon le plan utilisé lors des études en réduction de risques dans le milieu industriel (hypothèses et objectifs, description des thèmes prioritaires, description du plan de réduction du nombre d’infections nosocomiales, acceptabilité du risque, incertitudes et risques associés, conséquences et hiérarchisation de leurs impacts, consolidation des actions de maîtrise, risques résiduels et retour d’expérience). Trois critères ont été retenus pour évaluer la criticité des infections : leur évolution, le coût de l’antibiothérapie et le coût de la prolongation de séjour. Pour l’évolution de l’infection, le calcul de criticité a été fait à partir de valeurs qualitatives. Ces criticités ont été comparées au pourcentage des différents types d’infection et montrent des répartitions parfois très différentes selon le type d’infection considéré. Cette méthode nouvelle dans le domaine de la médecine permet une approche intéressante dans le choix et la priorisation des actions. Ainsi la prise en compte des criticités permet d’exprimer des points de vue différents selon l’acteur de la santé : évolution de l’infection pour le point de vue du patient, coût de la prolongation de séjour pour la caisse d’assurance maladie et coût de l’antibiothérapie pour le pharmacien
Infection hospitalière – Lutte contre Infection – Gestion Risques – Evaluation Risque – Méthode – Priorités en santé – Prise Décision Institutionnelle.
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Impact du Plan Cancer sur la qualité des soins hospitaliers
P. Anhoury, R. Bugat
Résumé > Le plan de mobilisation nationale contre le cancer 2003-2007 vise à garantir à tous les patients la même qualité de prise en charge. Il constitue un programme stratégique décliné en 70 mesures destinées à optimiser la prévention, le dépistage, le traitement des cancers, l’accompagnement des patients atteints ainsi que la recherche et l’enseignement dans ce domaine. Parmi ces 70 mesures, 18 sont susceptibles d’améliorer très directement la qualité des soins au sein des établissements de santé. La mesure 36 prévoit d’établir des critères d’agrément pour la pratique de la cancérologie. Les établissements publics et privés qui souhaitent aujourd’hui continuer à accueillir des patients porteurs de cancers doivent donc porter une attention toute particulière au contenu de ces 18 mesures dont l’analyse guide les établissements dans leurs réorganisations, partenariats et investissements. Ce plan doit donc avoir un impact sur la qualité du système de santé français tout entier.
Tumeurs – Politique Sanitaire – Ligne Directrice – Hôpital – Réseaux Coordonnés – Qualité Soins – France.
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Vigilance des soins et méthode d’analyse des causes des événements iatrogènes graves
M.-J. Darmon, M. Letroublon, N. Canivet, R. Collomp R, J.-F. Quaranta
Résumé > Le Centre Hospitalier Universitaire de Nice s’est investi dès 1999 dans la gestion des risques avec la création d’une Coordination des Vigilances Sanitaires et de la Gestion des Risques (CVSGDR) regroupant les vigilances réglementées ainsi que l’anesthésiovigilance et la vigilance des pratiques infirmières. La cellule de vigilance des pratiques infirmières a ainsi élaboré un système de surveillance et de gestion des risques liés à l’exercice des pratiques professionnelles, à leur organisation, à leur gestion et aux dispositifs mis en place (procédures, protocoles, modes opératoires). Le signalement d’un incident transfusionnel, de grade 0 (erreur d’attribution dans un secteur de soins critiques) a conduit l’équipe de la CVSGDR à utiliser la méthode ALARM pour analyser cet événement iatrogène afin de déterminer les causes racines et proposer des actions correctives. Cette méthode d’analyse systémique permet de mieux comprendre les causes des accidents en mettant davantage l’accent sur les facteurs « environnementaux » que sur les individus « coupables » d’erreurs. L’analyse de l’accident transfusionnel, menée en collaboration étroite avec l’équipe médico-soignante, a permis d’identifier trois défauts de soins majeurs pour lesquels ont été retrouvées 18 erreurs systémiques. Des recommandations relatives à l’organisation et aux procédures pour la pratique transfusionnelle ont été élaborées. Elles ont fait l’objet de réunions d’information auprès des membres de l’équipe et d’une diffusion individualisée. Les mesures correctives ont été évaluées six mois après leur mise en œuvre par l’encadrement soignant et les résultats transmis à la CVSGDR.
Gestion Risques – Hôpital – Soins Infirmiers – Affection Iatrogénique – Évaluation Méthodes Santé.
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Contribution méthodologique pour la prévention du risque juridique en achat public
P. Roussel, J.-F.Taillard
Résumé > L’achat public, processus parfois long et complexe, peut donner lieu à divers dysfonctionnements dommageables pour la collectivité publique. Cette étude met en œuvre une analyse des modes de défaillance et de leurs effets (AMDE) pour le risque juridique lié à cette activité. Elle est effectuée sur la base du Code des marchés publics publié en 2001 pour les quatre étapes conduisant à la passation de marché par procédure d’appel d’offres en établissement public de santé. Cette démarche permet l’identification systématique de points de défaillance potentiels concernant les pratiques et l’organisation. Elle facilite la réalisation d’un référentiel d’évaluation destiné aux professionnels concernés, utilisable selon les modalités de l’audit qualité interne ou de l’auto-évaluation collective, s’inscrivant parfaitement dans la procédure d’accréditation des établissements de santé.
: Achats de l’hôpital – Gestion Risque – Evaluation Risque – Méthode – Contrôle Social Formel – France.
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ELEC’INDIC, une méthode pour la maîtrise de la sûreté électrique
M. Moulaire
Résumé > L’énergie électrique est indispensable au fonctionnement des établissements de santé. Si la sécurité vis-à-vis des risques d’électrisation ou d’électrocution est bien encadrée par la réglementation, les moyens d’assurer la continuité d’alimentation ou sûreté électrique, tout aussi importante, sont laissés à l’appréciation des responsables. Un guide pratique a été élaboré par la Direction de l’Hospitalisation et de l’Organisation des Soins (DHOS) en février 2001, mais il reste peu connu et peu appliqué. Un outil méthodologique baptisé « ELEC’INDIC », dérivé des outils de la qualité, est proposé pour aider à la maîtrise de cette sûreté, en s’attachant autant aux aspects matériels qu’organisationnels. Il a été développé et testé dans plusieurs établissements de santé dans le cadre de démarche d’amélioration de la qualité et de la gestion des risques. Cet outil sert notamment à recenser les obligations réglementaires de sûreté et de sécurité électrique, à faire le diagnostic des installations, à identifier les responsables et les acteurs, à analyser les fonctionnements et déceler leurs défaillances, à planifier les améliorations en définissant des priorités et à évaluer périodiquement les résultats obtenus et les risques résiduels. Il constitue également un outil de communication du niveau de sécurité atteint.
Électricité – Hôpital – Gestion Risques – Gestion Sécurité – Evaluation Risque – Méthode – Législation – Ligne Directrice.
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Risques & Qualité
n°4 - Décembre 2004
30,00 €
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Analyse approfondie des causes d’événements iatrogènes en milieu hospitalier : étude de la reproductibilité des analyses réalisées dans l’étude ENEIS
K. Adjeoda, P. Michel, A.-M. de Sarasqueta, E. Pohié, J.-L. Quenon
Résumé > L’Étude Nationale sur les Événements Indésirables graves liés aux Soins (ENEIS), en cours de réalisation auprès d’un échantillon d’établissements de santé publics et privés tirés au sort, a pour objectifs d’estimer la fréquence des événements indésirables graves évitables observés en milieu hospitalier et d’analyser les causes de ces événements. Une étude a été consacrée à la reproductibilité inter-observateurs de l’outil d’analyse des causes latentes de l’ENEIS. Méthode : L’analyse de cinq événements sous la forme de jeux de rôle a été attribuée de façon aléatoire aux neuf enquêteurs et à leurs cinq formateurs. La concordance de l’analyse des causes latentes entre deux enquêteurs, analysant successivement un événement identique avec le même formateur, a été étudiée. Résultats : La reproductibilité est satisfaisante pour cinq des six types de cause globale et 31 des 43 causes spécifiques. Les résultats non reproductibles concernaient la collaboration entre soignants, la formation et la supervision des professionnels, le retard dans la prestation ou la programmation des examens, les conditions de travail, la définition des responsabilités et des tâches, la coordination entre services, l’adéquation de la procédure de sortie et l’ensemble des causes liées au contexte institutionnel. Conclusion : L’outil ENEIS est considéré comme valide. L’analyse des causes les plus proches de la survenue de l’événement semble plus fiable que celle des causes les plus profondes. S’ils sont confirmés, ces résultats apportent des informations pertinentes pour discuter les forces et faiblesses des différentes méthodes d’analyse approfondie des causes.
Enquête Système de Santé – Événement Indésirable – Causalité – Mécanismes Évaluation Soins – Méthode – Gestion Risques.
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Formations à la gestion des risques en établissements de santé - Résultats d’une enquête réalisée au cours de l’année 2003
M. Sfez, M. Sérézat
Résumé > Actuellement en France, les modalités de formation des professionnels à la gestion des risques en établissements de santé ne sont pas définies. Une identification des formations existantes consacrées à la qualité et la gestion des risques dans les domaines de la santé a donc été menée à l’instigation de la Direction de l’Hospitalisation et de l’Organisation des Soins (DHOS) en 2003. Une enquête par courrier électronique a été réalisée auprès des structures publiques d’enseignement pour préciser les types de formations, leurs contenus et modalités pédagogiques pour l’année universitaire 2002-2003. Seules les formations diplômantes ou qualifiantes ont été identifiées. Neuf établissements ont répondu au questionnaire. Les résultats obtenus font apparaître trois types de formations: les formations « généralistes », les formations aux fonctions transversales en établissements de santé qualité, accréditation, gestion des risques et les formations spécifiques aux fonctions de gestionnaires de risques pour les établissements de santé. Une connaissance insuffisante des besoins et des débouchés professionnels effectifs explique sans doute la relative dispersion des propositions. Toutes formations confondues, on remarque que les effectifs formés annuellement restent marginaux. Mieux cerner les besoins et informer les structures d’enseignement des attentes de la profession représente donc un axe de progrès certain.
Formation professionnelle – Gestion Risques – Personnel Hôpital – Compétence Professionnelle – Hôpital – France.
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Evaluer la satisfaction des patients hospitalisés : validation d’une version courte de l’EQS
L. Moret, N. Pillet, I. Gasquet, P. Lombrail, J.-M. Nguyen
Résumé > Évaluer la satisfaction des patients hospitalisés à l’aide d’une échelle validée est nécessaire pour assurer la pertinence des résultats et leur comparabilité. L’un des outils les plus utilisés en France est l’échelle EQS (Échelle de Qualité des Soins) qui s’intéresse à deux dimensions majeures de la satisfaction: l’information médicale délivrée et les relations avec les soignants. Objectifs : Proposer une version réduite de l’EQS ayant de meilleures propriétés psychométriques. Méthode : Deux études prospectives, menées en mars 2002 et juin-juillet 2003 au Centre Hospitalier Universitaire de Nantes ont permis de recueillir respectivement 552 et 1246 questionnaires. Dans une première partie, un processus de réduction d’items est proposé afin d’améliorer la stabilité de l’échelle. La version simplifiée est ensuite validée sur un second échantillon de patients. Résultats : Dix questions ont été éliminées, permettant à la fois d’augmenter l’exhaustivité des réponses et de stabiliser la structure interne de l’échelle. La version simplifiée de l’EQS comprend 16 items explorant les deux mêmes dimensions. Le pourcentage de variance totale expliquée est de 45 %, les coefficients ? de Cronbach sont respectivement de 0,83, 0,82 et 0,81 pour l’échelle globale. La représentation graphique des corrélations entre les items est améliorée et montre que les items forment deux groupes bien distincts. La seconde étude a permis de vérifier et de confirmer la stabilité des résultats obtenus. Conclusion : Cette version courte de l’EQS présente l’avantage de pouvoir être utilisée en routine et peut s’avérer un outil intéressant dans les questionnaires de sortie hospitaliers.
Malade hospitalisé – Satisfaction Consommateur – Enquête Système de Santé – Méthode – Mécanismes Évaluation Soins – Qualité Soins.
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La qualité d’une prise en charge hospitalière vue par les patients : les leçons d’une étude pilote menée en neurologie
F. Riou, E. Donnet-Descartes, D. Vallery-Masson, Y. Launay, J.-F. Pinel
Résumé > Objectifs : Analyser dans un service hospitalier de médecine spécialisée en neurologie les conséquences d’une enquête qualitative sur le vécu des patients quant à leur prise en charge et de la discussion des résultats avec les professionnels par des psychologues cliniciennes. Méthode : Des entretiens semi-directifs ont été menés auprès d’un panel diversifié de 20 patients hospitalisés pour accident vasculaire cérébral. Les énoncés spontanés des patients ont été regroupés, analysés et discutés avec les professionnels. Une deuxième enquête, identique, a été réalisée un an après. Une comparaison des fréquences des énoncés des patients a été réalisée terme à terme. Résultats : Lors de la première enquête, la visibilité des professionnels et des actes était faible, de nombreux énoncés évoquaient un sentiment d’insécurité. Les priorités et la finalité des soins étaient perçues de façon globale. La seconde enquête montre des évolutions cohérentes: meilleure lisibilité des logiques professionnelles, diminution des expressions d’insécurité et augmentation des expressions de sécurité. De nouveaux éléments exprimant l’humanité des soins sont apparus, alors que les propositions d’amélioration concernant les soins médico-techniques disparaissaient. Conclusion : Ce processus a permis aux professionnels d’entendre les plaintes des patients, d’y répondre de façon concertée, et d’obtenir des changements positifs dans la perception des patients.
Malade hospitalisé – Accident Vasculaire Cérébral – Satisfaction Consommateur – Neurologie – Service Hospitalier – Qualité Soins – Enquête Système de Santé – Mécanismes Evaluation Soins.
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Comparaison de deux méthodes d’enquêtes de satisfaction : au lit du patient par enquêteur et par voie postale
B. Belgacem, L. Gerbaud, M.-L. Lejeune, S. Antoniotti, P. Auquier
Résumé > L’efficacité et le coût de deux stratégies d’enquête sur la satisfaction des patients, par enquêteur avec distribution et récupération d’un auto-questionnaire et par envoi postal d’un autoquestionnaire à domicile, ont été comparés. Méthode : Trois enquêtes de satisfaction des patients ont été réalisées dans quatre maternités publiques d’Auvergne: deux par courrier et une par enquêteur au lit du patient. Les taux de réponse et les biais de recrutement des différentes enquêtes ont été étudiés pour établir une comparaison en termes d’efficacité et de coûts. Résultats : Les taux de réponse aux enquêtes par courrier (55 et 63 %) sont proches des taux de réponse de l’enquête par enquêteur (64 %); les biais de recrutement ne diffèrent pas d’une méthode à l’autre et le coût (par questionnaire recueilli) d’une enquête par courrier est trois à cinq fois inférieur à celui d’une enquête par enquêteur. Conclusion : la méthode d’enquête par courrier à domicile peut sous certaines conditions être beaucoup plus coût-efficace que l’enquête par enquêteur.
Malade Hospitalisé – Obstétrique – Satisfaction Consommateur – Qualité Soins – Hôpital – Enquête Système de Santé – Mécanismes Évaluation Soins.
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Lettre à la Rédaction - Typologie et prévention des risques techniques hospitaliers
A. Toesca
Résumé > En milieu hospitalier, la prévention des risques dans le domaine des bâtiments et des installations techniques devrait être prise en compte au stade de la conception et de la réalisation, mais tel n’est pas le cas. Des erreurs et des oublis sont consécutifs à des prestations d’études et de réalisation mal conduites et mal contrôlées et à la multiplicité des intervenants. Parmi les mesures permettant de les éviter, le recensement des risques par grand domaine technique est nécessaire. Ce recensement doit être communiqué aux programmistes afin que soient intégrés dès l’élaboration des programmes techniques détaillés les concepts de continuité de service, de sécurité de fonctionnement, de sûreté, de maîtrise des risques professionnels et de pérennité des constructions et des équipements, en complément des obligations réglementaires. Des vérifications de la qualité des prestations des entreprises tout au long de la mise en œuvre des projets devraient être effectuées par des personnels experts de la maintenance hospitalière, désignés comme les futurs exploitants techniques de l’établissement de santé. De plus, mettre en œuvre une gestion globale de maîtrise de tous les risques, à tous les stades de l’investissement et de l’exploitation, en impliquant à la fois les personnels soignants et techniques, est une solution qui mérite d’être expérimentée.
Conception et Construction Hôpital – Équipement et Appareillage Hospitaliers – Gestion Risques – Gestion Sécurité – Évaluation Risque.
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