Risques & Qualité
Volume V - n°2 Juin 2008
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Le Dernier Numéro
Évaluation des pratiques professionnelles en perspective de la certification : retour d’expérience d’un centre hospitalier universitaire
G. Jeanblanc, I. Durand-Zaleski
Résumé > La certification des établissements de santé a intégré dans sa deuxième version trois références concernant l’évaluation des pratiques professionnelles (EPP). L’objectif de ce travail était de faire le bilan du déploiement de l’EPP dans un centre hospitalier universitaire en regard des résultats de la certification, et de recueillir l’avis des professionnels de santé impliqués dans les EPP sur l’évaluation de leur travail par les experts-visiteurs. Méthode : Un comité de pilotage a été réuni et les démarches qualité existantes ou non pouvant être valorisées au titre de l’EPP ont été recensées. Les EPP ont été réalisées avec l’accompagnement méthodologique d’un médecin référent du service de santé publique si cela était nécessaire. Une enquête par questionnaire auprès des médecins impliqués dans les EPP a étudié les échanges avec les experts-visiteurs au moment de l’évaluation de leurs actions. Résultats : Les EPP étaient majoritairement des audits cliniques réalisés par des équipes pluriprofessionnelles (15/20). Au sein des 20 EPP présentées, 15 ont eu une cotation A, quatre B, une C. Cinq ont eu une cotation discordante par rapport à l’auto-évaluation, dont trois étaient plus favorables dans le rapport des experts. La majorité des médecins n’avaient aucune attente a priori avant de rencontrer les experts (11/16). Ils ont regretté principalement le manque de temps pour les échanges et que les experts évaluent plus la méthode que les enjeux et les résultats des EPP. Conclusion : le déploiement des EPP est une question de management hospitalier. La certification était une première occasion d’évaluer les EPP dans notre établissement. Elles seront évaluées à nouveau pour la validation de l’obligation individuelle des médecins. Mots-clés : Certification – Hôpital – Evaluation Méthodes Santé – Audit Clinique.
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Gestion des alertes sanitaires au niveau des établissements de santé : comment améliorer leur performance ?
R. Collomp, M.-C. Gaziello, L.-H. Heng, E. Cardona, M.-J. Darmon, A. Mousnier, S. Dumas, J.-F. Quaranta
Résumé > La sécurisation du processus des alertes sanitaires (AS) relatives aux produits de santé nécessite une gestion spécifique définie a priori, formalisée et adaptée à l’organisation de l’établissement de santé. Notre étude visait à évaluer la performance de cette gestion au niveau d’un centre hospitalier universitaire multisites disposant de cinq pharmacies à usage intérieur (PUI), afin de proposer si nécessaire des actions correctives concrètes. Méthode : Cette étude réalisée en octobre 2007 a combiné une analyse a priori du processus, des risques associés et de la gestion documentaire correspondante, à une démarche a posteriori constituée d’un audit organisationnel et des pratiques. La performance globale du système a été évaluée selon quatre axes : l’activité, la conformité, le coût et le risque. Résultats : La gestion des AS se faisait de manière autonome, non coordonnée, au niveau des différentes PUI. Les démarches mises en place au niveau des PUI étaient très proches. La charge de travail globale au niveau des pharmacies était respectivement de 193, 346 et 214 min pour une AS sur un produit non référencé, sur un produit référencé avec stock et sur un produit référencé sans stock. L’analyse initiale du processus « Alertes sanitaires » a permis de dégager la nécessité de traiter de manière différente les alertes selon leurs niveaux de risque. Conclusion : Les propositions d’harmonisation du traitement des AS portent sur l’envoi ou non de notes pour les produits non référencés et la graduation du risque, complétées par une sensibilisation des services de soins sur l’importance des retours d’information. Mots-clefs : Vigilance Produits de Santé – Évaluation du Risque – Hôpital – Pharmacie Hôpital.
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Les risques de l’intérim infirmier : problématique, facteurs favorisants et actions préventives
A. Macrez, H. Pauly
Résumé > Le recours à l’intérim infirmier est perçu comme une nécessité pour certains établissements de santé. Les infirmières intérimaires (II) interviennent en milieu hospitalier généralement pour des missions de courte durée, avec une qualification et un niveau de responsabilité élevés. Les objectifs de cette étude étaient d’identifier les difficultés rencontrées par les II lors de la prise en charge des patients et de connaître les mesures de prévention des risques liés aux soins mises en place. Méthode : Une enquête descriptive transversale a été réalisée auprès d’II missionnées par une société française de service spécialisée dans le domaine médical du 1er août au 30 septembre 2006. Un questionnaire a été envoyé au domicile des II, sans relance. Les principaux domaines explorés étaient la gestion des risques liés à l’identité du patient, à la prescription médicamenteuse, à la gestion des stupéfiants, à l’isolement septique, à l’arrêt cardiaque, à la transfusion ainsi que les conditions de l’accueil de l’II. Résultats : 350 infirmières ont été sollicitées, 84 ont répondu, soit un taux de réponse de 24 %. 75 réponses ont été exploitées. Dans notre étude, l’identité du patient était souvent vérifiable par un bracelet d’identité dans 9 % des réponses et rarement notée dans la chambre (27 %). La prescription médicamenteuse était souvent écrite (77 % des réponses) et souvent compréhensible (43 %). En cas d’isolement septique, la conduite à tenir était souvent affichée dans le poste de soins dans 21 % des réponses. La procédure transfusionnelle était souvent à disposition des II dans 53 % des réponses. De façon générale, dans 65 % des cas, l’II devait se débrouiller seule, en l’absence d’accueil organisé. Conclusion : L’ensemble des résultats indiquent un manque d’encadrement de ces II et la réalisation des soins dans un contexte où l’ensemble des risques n’est pas maîtrisé. Le manque d’informations est la première source de danger, l’absence d’homogénéité des pratiques la seconde. Pour favoriser un travail de qualité, la réalisation d’un guide pour l’établissement, par pôle ou par secteur d’activité, indiquant les situations à risques et les points essentiels à connaître et à respecter et l’organisation de leur accueil peuvent aider. La fidélisation des II, la prise en compte de leurs préférences et domaines d’intervention privilégiés par les sociétés d’intérim sont également des pistes à explorer. Mots-clefs : Personnel Infirmier, Hôpital – Organisation et Administration – Hôpital – Gestion du Risque – Qualité des Soins.
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La méthode « maison de la qualité » ou comment associer les usagers à l’évaluation du service rendu ? Un exemple au centre hospitalier de Blois
P. Expert, J. Housset
Résumé > Une étude a été réalisée au centre hospitalier de Blois afin d’identifier les services attendus par les usagers puis d’associer plus étroitement ceux-ci à l’évaluation des services rendus. Méthode : une méthode d’origine canadienne, « la maison de la qualité » a permis de confronter les attentes des usagers et les caractéristiques des prestations assurées par les professionnels. Le groupe d’usagers, réuni pour la première fois en septembre 2005, comprenait des personnes non hospitalisées au moment de l’évaluation. Les caractéristiques des prestations de l’établissement ont été recueillies auprès des responsables médicaux de structures internes et des cadres de médecine, chirurgie et obstétrique. Sept thèmes ont été étudiés : l’accueil, l’hygiène, la prise en compte de l’avis du patient, l’information du patient, la prise en charge du handicap, l’organisation de la sortie et la prise en charge de la douleur. Résultats : L’examen de la « maison de la qualité » de chacun des thèmes a permis d’identifier aisément les écarts qui sont devenus des pistes d’amélioration. Des actions d’amélioration ont ensuite été définies comme prioritaires par les groupes de professionnels concernés. Des plans d’action ont ensuite été formalisés, mis en œuvre et évalués. Conclusion : La « maison de la qualité » a permis d’inaugurer un cycle d’amélioration continue. L’expérience montre que l’association des usagers à la mesure de la qualité, qui pouvait apparaître à certains comme un alibi pour satisfaire les nouvelles exigences constitue, en réalité, une nouvelle source de dynamisme pour l’établissement. Mots-clefs : Satisfaction du Patient – Mécanismes d’Évaluation des Soins (Santé) – Qualité des Soins – Hôpital – Méthode.
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